Le réseau des établissements à programme français à Madagascar regroupe les établissements figurant sur l’arrêté annuel publié par le Ministère français de l’Education Nationale. Cet arrêté fixe chaque année la liste des établissements scolaires français à l’étranger qui sont reconnus comme satisfaisant aux conditions prévues par les articles du code de l’éducation relatif aux établissements de l’étranger. La scolarité accomplie par les élèves dans ces établissements est assimilée à celle effectuée en France dans un établissement d’enseignement public, en vue de la poursuite des études et de la délivrance des diplôme.
27 établissements, 12355 élèves constituent ce réseau, avec un effectif global stable pour cette rentrée même si l’on enregistre une baisse des effectifs au niveau du primaire.
a) Les établissements de l’AEFE (EGD + conventionnés)
Ces établissements scolarisent 84 % des élèves français du réseau. Ils accueillent également 25 % des élèves malgaches et 47 % des élèves étrangers tiers.
Au niveau de leur gestion, ils relèvent soit :
directement de l’AEFE, l’Etablissement en Gestion Directe (EGD) : c’est le cas du lycée français et des 4 écoles primaires françaises (EPF) de Tananarive,
d’une convention signée entre les associations de parents d’élèves gestionnaires (APE) et l’AEFE : c’est le cas des établissements conventionnés de province au nombre de huit (8).
Effectifs élèves
Les effectifs globaux sont de 6096 élèves en 2011, soit 49 % de l’effectif total du réseau (établissements EGD, conventionnés et homologués)
b) les établissements homologués ayant signé une convention de partenariat avec l’AEFE
Ces établissements de droit malgache s’engagent à respecter les préconisations fixées par le Ministère français de l’Education Nationale pour bénéficier d’une homologation.
Dans le cadre de cet accord l’AEFE s’engage à assurer le suivi en expertise et conseil de ces établissements afin de garantir les conditions de l’homologation.
Quatre établissements ont été homologués dès 1994.
A la rentrée 2011, ils sont au nombre de 14 : 7 à Tananarive et 7 en province. Les écoles de Manakara et d’Antalaha ont changé de statut à la rentrée 2011.
Ils scolarisent cette année 729 élèves français (soit 12 % de leurs effectifs), 5264 élèves malgaches (soit 84 % de leurs effectifs) et 266 élèves tiers (soit 4 % de leurs effectifs).
Sur les 4766 élèves français scolarisés dans l’ensemble du réseau, 60% bénéficient d’une bourse du gouvernement français, ce qui place Madagascar au premier rang des pays bénéficiaires.
Pour prendre pleinement en compte cette réalité, l’AEFE accorde également des bourses de transport, d’internat, et de demi-pension.
Les lycées de Tananarive, Diego-Suarez et Fianarantsoa ainsi que le collège de Tuléar disposent d’internats. Le nouvel internat de Tamatave a ouvert ses portes en janvier 2011.
Les établissements REFM mettent en oeuvre les programmes français de la petite section de maternelle à la Terminale et permettent l’acquisition du socle commun de connaissance et de compétences.
Des aides personnalisées et un accompagnement particulier sont prévus pour les élèves qui montrent des difficultés d’aprentissge.
Pour répondre aux attentes de ce public scolaire très hétérogène, des stratégies différenciées et originales ont été développées. Ainsi, afin de favoriser l’intégration, dès le plus jeune âge, d’enfants peu ou pas francophones, issus de milieux très défavorisés, l’AEFE autorise l’octroi de bourses scolaires aux élèves de maternelle.
Les élèves bénéficient d’un enseignement de/en malgache sur l’ensemble de la scolarité, d’un enseignement de/en anglais de plus en plus précoce (à partir du CP ou du CE1). Ces enseignements de langues se font en groupes en fonction des compétences des élèves.
L’enseignement en français tient compte de la langue maternelle des élèves. Des démarches pédagogiques spécifiques du français langue de scolarisation sont préconisées pour l’accueil des élèves non francophones.
En collège, les élèves ont accès à une quatrième langue.
Un dispositif de formation continue, s’adressant à l’ensemble des personnels (établissements AEFE et homologués), a été instauré. Il propose chaque année un plan de formation (PRF) et permet l’acquisition d’une culture commune de réseau, condition nécessaire à un fonctionnement plus homogène et plus complémentaire pour répondre aux demandes de scolarisation de publics extrêmement variés. Il favorise les échanges d’expériences et l’accompagnement des nouveaux enseignants dans leur métier, notamment dans les établissements homologués. Il s’appuie sur des actions spécifiques à chaque degré et sur des actions communes aux deux cycles. Il passe également par la constitution d’un réseau de formateurs, issus du vivier local, constitués de personnels expatriés et de résidents. Il est élaboré en partenariat avec les académies d’Orléans-Tours et de la Réunion. Il nécessite un accompagnement, une validation et une expertise par les corps d’inspection.
Les synergies avec les établissements culturels (l’Institut français et les Alliances françaises) sont vivement encouragées ainsi que l’ouverture sur le milieu par la mise en œuvre d’actions et de partenariats avec les établissements scolaires locaux.
La mise en oeuvre et le suivi de la formation continue (premier et second degré) des établissements du réseau sont assurés par un groupe de pilotage constitué du proviseur et de l’agent comptable du lycée de Tananarive, de l’Inspecteur de l’Education Nationale (IEN) et du coordonnateur.
Pour le premier degré, l’évaluation et l’animation pédagogique sont assurées par l’IEN et deux conseillers pédagogiques.
Dans les établissements relevant de l’AEFE (EGD et conventionnés) sont affectés les catégories suivantes de personnels :
a) Agents expatriés
Ces agents bénéficient du statut de fonctionnaire détaché. Ils perçoivent leur salaire français, auquel s’ajoute une indemnité d’expatriation et des majorations familiales pour leurs enfants. Ils sont chargés de tâches d’enseignement, d’encadrement et de coordination. Les missions des enseignants évoluent vers des fonctions de conseillers pédagogiques dans le cadre de la nouvelle politique engagée par l’AEFE.
b) Agents résidents
Ces agents – comme les expatriés - bénéficient du statut de fonctionnaire détaché. Ils perçoivent le salaire français auquel s’ajoute une indemnité spécifique de vie locale (ISVL) et un avantage familial pour leurs enfants.
c) Agents en contrat local
Ces agents sont soumis au code du travail malgache. Ils bénéficient d’un contrat de droit local. Le salaire est variable selon les établissements.
Dans les établissements homologués, l’ensemble des personnels relève d’un contrat de travail de droit malgache. Pour respecter les critères de l’homologation, des titulaires du Ministère français de l’Education Nationale sont détachés dans ces établissements. Ils doivent alors demander un détachement direct auprès du Ministère de l’Education Nationale sous couvert du SCAC de l’Ambassade de France.
La liste des postes vacants ou susceptibles de l’être est publiée (en janvier-février de chaque année) et mise à jour sur le site de l’ambassade de France à Tananarive, elle figure également sur le site de l’AEFE.
En ce qui concerne Madagascar, tous les renseignements sont disponibles :
sur le site de l’Ambassade de France à Madagascar : (rubrique présence française /réseau scolaire
ou en s’adressant au Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC), coordination du réseau des établissements à programme d’enseignement français à Madagascar : écrire à Coordination AEFE
Tous les établissements du réseau perçoivent des droits de scolarité.
Le montant de ces écolages reflète la diversité des établissements du réseau.
Les familles françaises bénéficient de la prise en charge de ces droits pour leurs enfants inscrits en seconde, première et terminale.
L’AEFE et le Ministère des Affaires étrangères et européennes ont fourni et continuent de fournir un effort important sur le plan immobilier.
A Tananarive, un projet d’extension pédagogique du lycée et de son internat est en cours. A Tamatave, le lycée français a ouvert son internat en janvier 2011.
En septembre 2011, l’AEFE a nommé un coordonnateur délégué de l’AEFE pour l’Océan Indien (Madagascar, Maurice, Seychelles et Comores) affecté à l’Ambassade de France à Tananarive. Installé au sein du Service de Coopération et d’Action Culturelle, en relation étroite avec le Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle, le coordonnateur délégué de la Direction de l’AEFE est chargé de veiller à l’application des directives de l’AEFE et à la mise en œuvre au niveau local de la politique décidée par le siège de l’AEFE.
Il est également chargé de proposer à la direction de l’AEFE toute mesure notamment en matière budgétaire, de gestion du personnel, de gouvernance, de questions immobilières, d’aide à la scolarité.
En sa qualité de représentant de la Direction de l’AEFE, le coordonnateur est l’interlocuteur privilégié des comités de gestion des établissements conventionnés et accompagne la gestion des établissements en gestion directe (EGD). Dans le cadre de l’accord de partenariat signé entre l’AEFE et les établissements homologués, le coordonnateur accompagne et conseille ces établissements.
Le Réseau des établissements à programme Français de Madagascar dépend du Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France (SCAC) sous la responsabilité du Conseiller de Coopération et d’Action culturelle.
