Décoration d’Olivier Pezet, Directeur de l’AFD à Madagascar

L’Ambassadeur de France à Madagascar, Jean-Marc Châtaigner, a remis des insignes de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite à Monsieur Olivier PEZET, directeur de l’Agence française de développement, samedi 12 mai 2012.

Discours prononcé par l’Ambassadeur de France à Madagascar, Jean-Marc Châtaigner, à l’occasion de la remise des insignes de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite à Monsieur Olivier PEZET, le samedi 12 mai à 19 h 30 à la résidence de France.

"Chers amis, Cher Olivier
Nous sommes réunis ce soir pour honorer un ami, un membre éminent de l’équipe France de notre Ambassade que j’ai eu tant plaisir à diriger pendant mon séjour malgache.
J’ai toujours pris grand plaisir lors de ces moments privilégiés où il m’est revenu, en tant qu’Ambassadeur, d’élever des membres de notre communauté et des amis malgaches dans l’un des ordres de la République. Ordre des Palmes académiques, Ordre du Mérite agricole, Ordre du Mérite maritime, Ordre des Arts et des Lettres, Légion d’honneur.
Ces distinctions témoignent toujours de la valeur de ceux qui les reçoivent. Parmi ces ordres, celui de l’ordre national du mérite (institué le 3 décembre 1963 par le général de Gaulle) est bien sûr un des plus prestigieux. Il « récompense des mérites distingués, militaires ou civils, rendus à la nation française » .
Ce soir, c’est donc avec un réel plaisir que j’accueille notre ami Olivier PEZET entouré de ses amis au moment où il va être justement honoré.
Ce plaisir est d’autant plus fort qu’il se teintera d’un peu de nostalgie, car il est probable que c’est la dernière fois que je procéderais dans cette belle résidence à la remise d’un insigne d’un des ordres de la république ; il est d’autant plus fort que c’est plus qu’un collègue, c’est un ami que j’apprécie particulièrement qu’il me revient de distinguer.
Olivier, être élevé dans l’ordre national du mérite est une distinction éminente. C’est une distinction que tu mérites et je me réjouis avec tes nombreux amis réunis ce soir que ton travail, ton engagement, tes valeurs soient reconnus.
Olivier, tu sais que ce type de cérémonie a ses figures imposées, un peu comme dans certaines disciplines (le patinage artistique ? ….il faut éviter de chuter ou de déraper…) et l’un des passages obligés est de le rappel de ce qui justifie que soient récompensés « des mérites distingués rendus à la nation française » (je serai aussi bref que possible mais mon « kabary » ne pourra pas ne pas être long …)
L’exercice est parfois long, rarement ennuyeux, mais çà arrive. Dans ton cas, il ne risquait assurément pas d’être ennuyeux mais par contre d’être long, tant il y a dire….Je serais donc aussi bref que je puis l’être mais sans être laconique. J’ajoute que cet exercice, bien souvent, est l’occasion pour certains amis présents de découvrir des aspects et des pans de la personnalité de l’heureux récipiendaire, confortant encore l’estime = et dans le moment présent l’admiration = qu’ils lui portaient.
Ainsi donc, Olivier je vais quelque peu remonter le temps ; et même avant ta naissance. Car pour comprendre et connaître les ressorts de chacun, il importe de savoir d’où ils viennent.
Et ta personnalité, ta vie, les engagements professionnels et personnels qui sont tiens s’inscrivent aussi dans une histoire familiale, une saga qui mériterait sans doute que, le moment venu, tu t’attaches à la porter par écrit comme un témoignage français…une histoire française, une histoire républicaine.
Tu as deux frères et une sœur. Tu es le troisième enfant de la fratrie Pezet. Tu as été élevé par des parents aimant ; un père banquier, spécialiste de la finance internationale qui a certainement été influant dans tes choix de carrière et une mère, femme de caractère, qui t’élève dans le respect de principes moraux. Tu grandis dans un cercle familial où l’on se faisait une haute idée de la France, des valeurs humanistes, des valeurs chrétiennes, du service et de la considération portée aux autres.
Tu me permettras Olivier d’évoquer ici les figures de ton grand père Ernest Pezet et de ton père car ils ont contribué à forger ta personnalité. Ils restent aujourd’hui encore comme ces grands chênes qui sont de vrais repères et qui permettent de s’élever par comparaison. On dit parfois que l’on ne peut grandir à l’ombre des grands chênes. Tu auras ta vie durant prouvé le contraire. C’est bien parce que l’on a des repères que l’on peut d’élever. Ce soir, là où ils sont, ton grand-père et ton père doivent être heureux pour toi et avec toi…
Mais revenons un instant à eux ; Ernest Pezet, ton grand-père et François Pezet, ton père.
J’essaierai d’être aussi bref que possible car leur vie et leurs œuvres justifieraient de très longs développements et c’est toi que l’on honore ce soir. Cependant, on ne peut te comprendre, te connaître sans connaître ces repères.
D’abord ton grand père, né en 1882 dans une famille modeste. Un père meunier qu’il perdra à l’âge de 13 ans et une mère couturière qui vendait des boutons sur les places de marché. Il fait ses études au collège Saint-Pierre à Rodez et en des temps où il était peu courant que des enfants du peuple « poussent leurs études »…il obtient brillamment son baccalauréat es lettres et s’oriente vers le journalisme. Il deviendra le collaborateur de Marc Sangnier au « sillon » dont il dirigera la campagne électorale de ce dernier et lors de la première guerre mondiale, il remplira exemplairement son devoir. Blessé deux fois, cité deux fois, décoré de la légion d’honneur pour faits de guerre. Il sera l’un des fondateurs de l’Union Nationale des Combattants et l’un des dirigeants de la fédération Interralliée des anciens combattants, rédacteur en chef de La Voix du Combattant. La première guerre l’a comme tant d’autres profondément marqué, éprouvé et il n’aura de cesse de porter témoignage pour la paix. Au cœur d’une Europe déchirée, saignée, il sera un militant civique.
Il va s’engager dans une vie professionnelle de journaliste, fondant des quotidiens régionaux et collaborant au long de l’entre deux guerres à un grand nombre de journaux parisiens et provinciaux. Il entame aussi une carrière politique et s’impose comme l’un des acteurs majeurs de la famille démocrate chrétienne ; catholique, républicain et artisan du progrès social. En 1924, il est l’un des fondateurs du parti démocrate populaire. En 1932, il est élu député dans la circonscription d e Vannes et sera régulièrement réélu au premier tour… Parlementaire respecté, il va se consacrer prioritairement aux affaires de politique étrangère et le futur de l’Europe constitue dès cette époque une de ses préoccupations. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur le futur de l’Europe. Dès l’été 40, il entre en résistance comme l’un des membres actifs du « Groupe de la rue de Lille » et sera décoré de la médaille de la Résistance. A la libération, il devient un des leaders du Mouvement Républicain Populaire et est élu en 1945 à la première assemblée constituante.
Vice-président du Conseil supérieur des Français de l’étranger, président de l’Union des Français de l’étranger, président du Foyer des professeurs français de l’étranger, Ernest Pezet est élu par l’Assemblée nationale sénateur représentant les Français à l’étranger en 1948. Il le reste jusqu’en 1959. A son arrivée au Palais du Luxembourg, il rejoint le groupe MRP et en devient le président. Membre de la commission des affaires étrangères - dont il est vice-président de 1951 à 1955 -, et de la commission de la presse, de la radio et du cinéma.
Je passe rapidement sur son œuvre comme parlementaire dans l’entre deux guerres et jusqu’en 1959 où il se retirera mais Ernest Pezet s’impose comme une des figures de la République, un homme associé aux notions de courage, de probité et d’engagement citoyen au service des autres. Après avoir quitté le Sénat, Ernest Pezet se consacre à la réorganisation de l’Union des Français de l’étranger, dont il est président. A ce titre, il est promu par le ministère des Affaires étrangères commandeur de la Légion d’honneur.
Dans sa riche vie, j’ai omis de mentionner qu’il fut aussi publicitaire et que la société qu’il créa nous a donné un slogan que tous ici connaissent « la vue, c’est la vie… »…
Son dernier ouvrage s’intitule « Chrétiens au service de la cité » dans lequel il revient sur l’engagement de toute sa vie, analysant avec lucidité les vicissitudes du MRP et regrettant que ce mouvement n’ait pas pris une étiquette franchement "chrétienne".
Cet héritage sera porté par ton père François qui te transmettra les valeurs de ce grand-père qui a connu une vie extraordinaire. Ton père fera partie activement de la famille démocrate chrétienne. Compagnon de Jean Lecanuet, il participe activement à la campagne électorale de ce dernier aux présidentielle de 1965. Tu as dix ans. Et tu as l’occasion de participer toi aussi à cette aventure ; tu gardes le souvenir d’avoir été assis dans la voiture décapotable de Jean Lecanuet lors d’un défilé à l’américaine pendant cette campagne. Dans la maison familiale, tu vois alors passer tous les politiques de cette grande famille centriste. Ton père, banquier à Paribas est un spécialiste des marchés du bloc socialiste ; il rencontre Gorbatchev et Bouteflika. Tu as l’occasion d’être l’observateur de réunions chez ton père où est présent Doumeng, le milliardaire rouge…
Olivier, tu es né, bien né, le 27 juin 1955 à Paris,…dans une famille française républicaine qui s’est élevée par le mérite ; archétype de ce que la France républicaine offre de meilleur quand la promotion vient par le mérite de ses enfants.

Tu portes cet héritage de valeurs chrétiennes, humanistes qui te sont quasiment consubstantielles. Ces valeurs humanistes ont nourri ta carrière riche et variée. Par delà la charge de tes métiers, dans ta vie professionnelle comme dans ta vie personnelle, tu as toujours apporté ce supplément d’âme que tes amis et tes proches connaissent. Dans l’attention que tu portes à tes proches : à ton fils né d’un premier mariage, à ton épouse Véronique qui doit être associée la reconnaissance qui t’est aujourd’hui faite, à votre fille Valérie adoptée ici à Madagascar, merveilleux cadeau de la vie quand Irène, la directrice du centre d’adoption ce soir présente vous annonça le 14 septembre 2009 « voilà, vous l’emmenez…pour toujours ».
Ce souci des autres t’amena aussi à assurer les fonctions d’administrateur et de trésorier de l’association Sœur Emmanuelle de 1999 à 2008.
Olivier ; car = l’exercice est imposé = c’est de ta carrière que je vais maintenant parler.
Mais je crois que ce long préambule était nécessaire car ton parcours se comprend mieux lorsque l’on en a en mémoire l’héritage de ton grand père et de ton père, banquier, expert en finances internationales, politique engagé au sein du courant démocrate chrétien mais qui prenait le temps de t’apprendre la vie et par exemple, en bon breton, la navigation à voile dans l’estuaire de La Vilaine…ceux qui n’ont pas navigué ignorent ce que peut-être cette école de vie, de rigueur, d’attention.et de courage aussi que constitue la navigation à voile. Je suis certain que tu as encore le souvenir précis du jour où tu as eu ton premier bateau, un ZEF qu’un curé breton échangea contre un canot qui ne l’était pas moins, breton…
Mais revenons à toi. Tes études en économie à l’Université de Paris I terminées, tu vas avoir un premier rendez-vous avec Madagascar puisque tu y effectueras ton service militaire comme coopérant su service national. Tu vas être affecté comme chargé d’études à la caisse de coopération. Il y a trente deux ans ! ici, à Madagascar, dans l’établissement que tu diriges aujourd’hui…Avis aux jeunes VI de l’AFD, ne désespérez pas ! vous pourrez prendre la place de votre chef…dans trente ans ! Durant ce premier séjour tu réalises une étude qui débouche sur un rapport remarqué portant sur un projet d’usine de fabrication de jus de tomate. La conclusion d e ton rapport est assez claire : ce projet n’a pas d’avenir. Il n’en aura pas !
Retour en France ; tu souhaites te lancer dans le journalisme (héritage héritage…) mais, rapidement, l’horizon de la presse provinciale te paraît bouché et tu vas = parce que tu as trouvé l’expérience malgache passionnante = proposer tes services à la caisse de coopération. L’accueil n’est pas aussi chaleureux que tu l’imaginais ; tu découvres que la reconnaissance et la mémoire sont volatiles mais, en bon marin, tu ne lâches pas. Tu insistes et te voilà recruté comme chargé de mission au Zaïre où tu serviras pendant deux ans, de 1980 à 1982. Tu t’y fais remarqué (cela devient une habitude !) et tu vas être nommé Chargé de coordination géographique (Haiti et Afrique Centrale) à la Direction des financements à l’étranger de 1982 à1984. Durant cette période, tu as en charge de dossiers importants et particpes à des négociations avec le Département américain, la Banque Mondiale et les belges. Là encore, tu te fais remarquer et tu deviens de 1984 à1988 responsable de la Division des emprunts au Département des services financiers ; Membre du Comité de gestion de Nord Sud Développement, SICAV (1984-1988).
Tu as alors trente trois ans, un âge où l’on s’interroge sur son futur et où certains ne peuvent s’imaginer que leur carrière est fixée. Le fait que l’équipe à laquelle tu appartenais éclate (avec notamment le départ pour un autre poste d’Alain Vizavone, un ami qui a beaucoup compté pour toi) fait que ta carrière prend un tour nouveau.
Tu passes du public au privé ; la Direction des Capitaux de la Caisse Nationale du Crédit Agricole va alors te débaucher pour te confier en 1988 le poste de Chargé d’affaires Emissions et produits structurés ; tu es aussi membre du Comité Technique Obligataire de la Société des Bourses Françaises de 1989 à 1990. Durant ces deux années, tu es en relation avec les responsables de grands groupes, Saint Gobain, Air France, Pechiney…Mais au bout de deux ans, d’autre sirènes de la finance internationale font entendre leur doux chant ; sonnant et trébuchant aussi.
Et te voilà recruté en 1990 par la Barclays Bank SA où, jusqu’en 1995, tu vas assurer les fonctions de Directeur, « Head of Fixed Income Division ». Tu as 35 ans. Tu es à la tête d’une équipe de 60 personnes. Tu es alors un de ces jeunes loups de la finance. Pouvoir et puissance. Ta vie professionnelle est un tourbillon. En sus de tes fonctions qui font de toi un de ces golden boys qui ont donné matière à ouvrages et divers films, tu es aussi membre du Comité de pilotage du marché des Titres de Créance Négociables de la Banque de France (1991-1992) ; membre du Comité des Emissions de la Direction du Trésor, représentant les banques étrangères (1994-1995) ; administrateur de Barclays Institutions, SICAV (1992-1995).
Cette vie te passionne ; elle t’étourdit sans doute. Elle te dévore surtout et ta vie personnelle va s’y perdre.
En 1995 ta vie va prendre donc un tournant. Le golden Boy (héritage-héritage) va alors faire le choix de ses valeurs ; d’abord avec ton souci de ne pas sacrifier ta vie familiale à une réussite professionnelle dont tu n’étais plus dupe. Mais ces années 1990-95 t’auront cependant « cannibalisé » et tu te retrouveras seul en 1997 avec ton fils Antoine dont la garde te sera confiée.
En 1995, tu as tiré un trait sur les avantages que te procurait la Barclays pour un retour à des métiers de service, d’aide au développement quand Alain Vizavone, DG adjoint de l’AFD, te propose de revenir à l’AFD. Te voilà de retour dans ton ancienne maison ; celle où tu as commencé ta carrière ; jeune CSN à Madagascar.
De 1995 à 2001, tu vas assurer la charge de Directeur des Fonctions financières du Département des services financiers, responsable : financement, trésorerie, gestion de bilan, back-office ; Administrateur et trésorier d’EGIDE, Centre international des étudiants stagiaires (1995-2001) ;
De 2001 à 2008 tu occupes les fonctions de Directeur du Département des risques ; tu es aussi membre du Comité de direction de l’AFD ; administrateur de PROPARCO, Société financière ; chargé de missions sur les financements innovants (RGPP) et la mobilisation de l’épargne (2008) ; administrateur de sociétés, représentant l’AFD ou PROPARCO ; administrateur suppléant de la Caisse de retraite de l’AFD (1995-2004).
Ce retour à l’AFD est aussi celui du bonheur retrouvé. Tu as rencontré Véronique. Le temps est venu de partir ensemble vers des aventures ultra marines. Et des opportunités te sont proposées ; le Brésil où l’ex-directeur de l’AFD Antoine Pouilleute aimerait t’avoir comme collaborateur ; l’Afrique du Sud. Mais ces propositions ne n’enthousiasment pas. C’est alors que se libère le poste de Tananarive. Revenir comme directeur de l’Agence là où tu avais servi comme CSN. Servir dans un pays de l’ensemble des PMA. C’est ton choix, celui de Véronique aussi et de 2008 à ce jour tu vas exercer les fonctions de directeur de l’AFD. Tu y arrives avant la crise et dans les temps difficiles que traverse ce pays tu vas, comme tous les membres de l’équipe que j’ai la chance d’animer, avoir une obsession première, mener la bataille du développement contre la misère. Tu aimes ce pays, tu l’as sillonné professionnellement et à titre personnel.
Avec ton épouse, vous allez y connaître le bonheur d’élargir votre famille avec la jeune Valérie qui fait aussi que vos liens à la Grande Île sont désormais indéfectibles.
Olivier, je te le dis en cette occasion solennelle, cela a été un plaisir et un honneur de te compter dans mon équipe. Et je crois pouvoir ici témoigner de l’attachement et de l’estime que toute cette équipe de l’ambassade te porte.
Au survol de ce parcours dense de banquier, d’analyste financier, de développeur, je retiens ta constante disposition à vivre de nouvelles aventures, ton ouverture d’esprit, ta capacité à appréhender de nouvelles situations, à rencontrer de nouveaux interlocuteurs, à être à l’écoute des autres. Tu es ce que l’on appelle un grand commis de l’Etat. Durant ton séjour malgache, et malgré la crise, les activités de l’AFD n’ont pas diminué. Tu as conduit au quotidien l’action qui est celle de la France, d’appui à Madagascar, à un pays et à sa population.
Tu as mené dans les réunions de bailleurs avec tes collègues, je pense à Adolfo Brizzi de la BM ou au COCAC avec lequel tu t’es toujours parfaitement entendu (ce qui ne va pas de soi partout !!!), un travail de lobbying au seul bénéfice des populations malgaches qui souffrent tant de la crise qui dure…
Les choix que tu as faits te correspondent et s’inscrivent dans la logique d’une belle histoire familiale. Ils sont fondés sur des valeurs fortes que t’ont transmises tes parents, tes grands parents. J’allais dire (influencé par le contexte) = et vous me pardonnerez cet oxymore = que ces choix avait un caractère « exceptionnellement NORMAL »….
Olivier, pour ce parcours professionnel et pour cet itinéraire de vie exemplaires, il est juste que la république t’honore aujourd’hui. "

Dernière modification : 14/05/2012

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