Discours de M. Jean-Marc CHATAIGNER, Ambassadeur de France (14.07.2009)

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Mesdames et Messieurs, chers amis,

Faly miarahaba anareo rehetra tonga eto. Misaotra tompoko.
Miala tsiny rahatoa ka tsy dia mety luatra ny teny malagasiko.

Je suis très heureux de vous accueillir à la résidence de France pour ce 14 juillet, date de la fête nationale française, mais aussi journée de liberté, héritière de la tradition des Lumières, qui fait désormais partie du patrimoine commun de l’humanité, symbolisant le renversement de toutes les tyrannies.

Nous fêtons cette année ce 14 juillet à Madagascar dans un contexte particulier, marqué par bien des interrogations et des doutes, avec les événements difficiles intervenus depuis quelques mois. J’ai bien sûr une pensée émue pour les dizaines de civils innocents tués devant le Palais Présidentiel le 7 février 2009 et plus largement pour toutes les victimes de cette crise politique, toutes celles qui ont souffert, qui ont perdu un de leurs proches ou qui ont subi des exactions. Le pardon, qui viendra le jour venu, ne devra pas exclure la justice. Si un appui international est nécessaire pour établir la vérité, il devra être sollicité.

Arrivé à Madagascar depuis seulement quatre mois, je crois que je serais bien mal placé pour démêler toutes les responsabilités dans les origines de cette crise. Je n’aurai pas cette arrogance. Il est trop facile de chercher la paille dans l’œil du voisin sans voir la poutre dans le sien. Pour ce qui est de notre poutre, je pense que la communauté internationale devra aussi s’interroger sur les positions qu’elle a prises ou plutôt qu’elle n’a pas prises dans les années passées. Pourquoi sommes-nous restés silencieux lorsque les choses ont commencé à se détériorer après l’immense espoir populaire de 2002 ? Pourquoi nos institutions financières internationales n’ont-elles rien dit lorsque l’Etat a favorisé les intérêts d’un grand monopole privé et lui a accordé des avantages indus par rapport à ses concurrents ? Pourquoi la communauté diplomatique n’a t’elle pas protesté, ou pas assez énergiquement, lorsque les atteintes à l’Etat de droit se sont multipliées, avec des emprisonnements et des expulsions arbitraires, des entraves mises à la liberté de la presse et d’expression, lorsque la peur a gagné les cœurs ? Si nous avions parlé plus fort, si nous n’avions pas accordé un crédit excessif aux bonnes paroles technocratiques qui nous étaient prodiguées, si nous avions décidé de suspendre plus tôt nos aides budgétaires, si nous avions été réellement exigeants et rigoureux dans la vérification des comptes publics et la dénonciation de tous les conflits d’intérêt, peut être ces dérives ne se seraient-elles pas produites, peut être les dirigeants d’alors nous remercieraient-ils pour notre franchise et les conseils donnés. Peut être Madagascar aurait-elle pu continuer son développement sur de bons rails et affronter la crise économique mondiale dans de meilleures conditions.

Il ne sert à rien d’épiloguer à l’infini sur le passé et les enchaînements malheureux de circonstances qui ont eu lieu et sur lesquels on ne peut plus revenir. On ne doit pas non plus chercher systématiquement des excuses dans le passé pour les erreurs qui seraient commises maintenant. Le respect de l’Etat de droit, le respect de toutes les libertés publiques, le respect de la liberté de la presse, le respect de la séparation des pouvoirs et le respect de de l’indépendance de la justice sont autant de principes fondamentaux sur lesquels personne ne peut transiger. Selon une très vieille expression française qu’affectionnait ma grand-mère normande et que Georges Brassens citait dans l’une de ses chansons, il ne faut jamais « grêler sur le persil », il ne faut jamais abuser de son pouvoir sur les plus faibles… Les opposants d’hier assument aujourd’hui des responsabilités. Ils ont le lourd devoir moral de s’assurer qu’aucun de ces droits ne puisse être bafoué. Ils ont l’immense responsabilité, vis-à-vis de la jeunesse de ce pays et des générations à venir, de ne pas faire subir ce qu’eux-mêmes ont subi et d’encadrer et de limiter strictement toutes les procédures d’exception. Des recommandations viennent d’être faites dans ce sens par Amnesty International qui peuvent être rapidement mises en œuvre. Je forme également le souhait que les procédures judiciaires engagées contre certaines personnalités et des parlementaires puissent déboucher dans les plus brefs délais pour que ces derniers puissent s’expliquer sur les faits qui leur sont reprochés et que ceux qui sont privés de liberté ne restent pas indéfiniment en détention préventive.

Madagascar doit maintenant se tourner résolument vers son avenir, construire la maison démocratique malgache dans laquelle tous les enfants du pays seront fiers de vivre, d’aller à l’école, de travailler, de fonder leurs familles et de participer à un développement équitable et durable. Je sais qu’on attend beaucoup de la communauté internationale pour qu’elle aide à construire cette maison démocratique, qu’elle en fournisse les matériaux, qu’elle mette à disposition des charpentiers et des ouvriers. Je vais vous le dire très franchement : ce serait-là une solution de facilité. C’est au peuple malgache de construire cette maison démocratique à l’instar du « tranobe » dans la tradition malgache. Les pays amis de Madagascar et les organisations internationales présentes dans la Grande Ile sont simplement là pour veiller que le permis de construire de la maison réponde bien aux normes et conventions internationales. Nous sommes là pour aider Madagascar à bien respecter les engagements pris en faveur de la démocratie et du respect des droits de l’homme, engagements que Madagascar a librement et souverainement souscrits. Nous sommes là pour prévenir une construction de la maison qui prendrait un tour trop unilatéral ou bancal. Nous pouvons vous aider à éviter que la maison ne s’écroule à un prochain passage de cyclone, mais je le répète, avec conviction, nous ne pouvons pas être là pour construire cette maison démocratique à votre place. Seuls les malgaches peuvent être les architectes et les bâtisseurs du nouvel ordre constitutionnel que vous souhaitez tous.

Si j’en viens aux règles de ce permis de construire, je dois vous dire qu’elles sont très simples. La communauté internationale est prête à accepter tout plan de construction recueillant l’assentiment des principales mouvances politiques malgaches, sous la forme d’un accord politique « inclusif », c’est-à-dire d’un accord dans lequel l’immense majorité des malgaches puisse se reconnaître. Il ne s’agit pas de se mettre d’accord sur tout, sur l’avenir et les projets de Madagascar pour la décennie à venir.. Il s’agit simplement de se mettre d’accord sur des règles du jeu acceptables par tous pour que la compétition démocratique soit ouverte, libre et transparente et que chacun puisse faire valoir son programme et ses idées. Il s’agit de se mettre d’accord sur une gestion de la transition dans laquelle toutes les sensibilités politiques puissent se reconnaître et y avoir leur place, si elles le souhaitent. Un moyen simple d’assurer un meilleur équilibre des pouvoirs pourrait être ainsi de rétablir pendant la période de transition un Congrès, exerçant la fonction législative et réunissant députés, sénateurs élus et membres désignés par la HAT et les mouvances politiques. Il s’agit de se mettre d’accord sur la tenue du referendum réformant la constitution, sur un calendrier d’élections et les conditions d’organisation de celles-ci, de se mettre d’accord sur la mise en place d’une Commission Nationale Electorale Indépendante, de se mettre d’accord sur la façon de garantir la neutralité et l’impartialité de l’administration dans la campagne électorale, de se mettre d’accord sur la révision du code et des listes électorales. Et puis d’y aller, de jouer le jeu démocratique, il y aura des gagnants, des perdants, qui tous pourront méditer la définition de la démocratie d’Aristote, « une des marques de la liberté, c’est d’être tour à tour gouvernant et gouverné ».
Et dans tout cela, allez-vous me dire, quelle est la position de la France ? Eh bien, la position de la France, comme celle de l’Union Européenne, est simple, c’est celle de l’ONU, c’est celle de l’Union Africaine, c’est celle de la SADC, c’est celle de l’Organisation Internationale de la Francophonie, c’est celle de la communauté internationale exprimée lors du Groupe International de Contact à Addis Abeba le 30 avril dernier, c’est celle justement de cet appui à une solution politique malgache « inclusive » pour gérer la transition vers le rétablissement d’un nouvel ordre constitutionnel. Tout le reste n’est que littérature. On me demande ainsi souvent si la France reconnaît le gouvernement de la Haute-Autorité de Transition. Ma réponse est simple : la France ne reconnaît pas les gouvernements, elle ne reconnait donc pas plus celui-ci que le précédent ou le prochain ; la France reconnaît les Etats, donc elle reconnaît Madagascar. La France est totalement solidaire de la communauté internationale pour dire à la HAT et aux mouvances politiques malgaches qu’une sortie de crise entièrement unilatérale créerait plus de problèmes qu’elle n’en résoudrait. C’est encore le message que la Présidence suédoise de l’Union européenne, dont je salue ici la présence de l’Ambassadrice Lundt, et la Commission européenne ont répété à la HAT la semaine dernière lors de l’ouverture du dialogue de l’article 96. Je suis confiant dans le fait que ce message sera entendu par tous les responsables politiques malgaches. Ceux qui, ici ou là-bas, refuseraient la négociation politique s’en excluraient. Ceux qui, ici ou là-bas, continueraient à poser des préalables à la reprise de la négociation s’en excluraient. Ceux qui, ici ou là-bas, envisageraient un recours à la force ou à toute forme de violence pour reprendre le pouvoir s’en excluraient.

La France a fait le choix national de poursuivre ses programmes de coopération, en accentuant leur dimension sociale et humanitaire, conformément aux recommandations du communiqué d’Addis Abeba du 30 avril 2009, parce que nous estimons essentiel que la population malgache, qui est une des plus pauvres au monde, ne soit pas la première à souffrir des conséquences de la suspension des aides. La lutte contre la pauvreté, la scolarisation des enfants dans les écoles, l’accès des femmes aux services de soins de base, la lutte contre le SIDA et les maladies endémiques, la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement sont des objectifs si cruciaux, pour vous, pour nous, pour l’humanité, qu’il paraît très difficile, éthiquement et moralement, de les lier au sort de négociations politiques. Mais le maintien de cette coopération avec l’Etat malgache ne pourra là encore se faire dans la durée, à travers notamment l’identification et l’instruction de nouvelles opérations, que si un chemin consensuel vers un nouvel ordre constitutionnel se dégage.

Je ne peux évidemment passer sous silence les multiples accusations dont mon pays a fait l’objet ces derniers mois. Ces accusations faites d’insinuations sans fondement, d’interprétations malveillantes, de rumeurs absurdes, sont aussi excessives qu’insignifiantes. Elles ne mériteraient qu’un profond mépris si elles n’avaient pas été reprises à leur compte par certains hommes politiques. Je veux croire pour ces derniers que leurs paroles, prononcées sous le coup de l’énervement et de la colère, toujours mauvaise conseillère, ont trahi les pensées de leurs auteurs. Je remercie d’ailleurs les nombreux anciens Ministres ou parlementaires qui ont tenu à me présenter leurs excuses personnelles pour des propos qu’ils estimaient déplacés. Je le rappelle avec la plus grande solennité : la France ne peut être indifférente à ce qui se passe à Madagascar, mais elle s’interdit bien évidemment toute forme d’ingérence dans les affaires d’un Etat partenaire et souverain.
Nos relations bilatérales, forgées par l’histoire commune, toujours dans un très grand respect mutuel, sont d’une densité exceptionnelle : 22 à 25 000 français, dont un grand nombre de binationaux vivent à Madagascar ; 70 à 80 000 malgaches ou franco-malgaches vivent en France ; 13 000 élèves, dont 7 000 malgaches, fréquentent les écoles françaises de Madagascar ; les entreprises françaises investissant à Madagascar se comptent par centaines, pratiquement toujours dans le cadre de partenariats avec des actionnaires ou des intérêts malgaches ; à travers la Réunion et Mayotte, nous maintenons une grande relation de voisinage ; 20 000 malgaches se rendent en France chaque année, avec un taux d’agrément pour les visas de plus de 86 %. Dans ce cadre, nos intérêts partagés pour l’avenir de Madagascar ne peuvent être que d’une transparence totale : la paix, la stabilité, une vraie gouvernance démocratique dans laquelle tous les malgaches puissent se reconnaître, le développement économique pour que nos échanges commerciaux puissent s’accroître dans les deux sens, l’ouverture de la grande île à tous les investissements étrangers. Dans le monde d’aujourd’hui, on ne peut plus raisonner en termes nationalistes ou protectionnistes. Chaque fois qu’une entreprise s’implante à Madagascar, qu’elle soit d’origine canadienne, américaine, réunionnaise ou asiatique, elle va créer de la richesse, créer des emplois, faire travailler des entreprises sous-traitantes de toutes origines. Aucun développement durable n’est possible sans la participation du secteur privé dans le cadre de règles équitables et saines de concurrence et le respect des contrats signés. Le développement de Madagascar passe par son ouverture sur le monde, son intégration économique régionale dans des organisations comme la Commission de l’Océan Indien (COI) ou la SADC pour la conquête de nouveaux marchés, la poursuite d’accords commerciaux stratégiques comme l’AGOA avec les Etats-Unis et l’Accord de Partenariat Economique avec l’Union Européenne.

Je souhaiterai à cette occasion remercier la communauté française pour la responsabilité dont elle a su faire preuve dans les moments difficiles du début d’année, gardant toujours son calme, ne cédant jamais à l’alarmisme ou à l’affolement. Je voudrais particulièrement saluer tous les responsables, élus, chefs d’îlots, représentants d’associations et d’institutions, collègues des Ambassades amies et consuls honoraires qui ont travaillé solidairement avec cette Ambassade et notre Consulat général dans le souci d’assurer la sécurité de tous. J’adresse enfin toutes mes félicitations aux conseillers élus ou réélus en juin dernier à l’Assemblée des Français de l’Etranger en leur souhaitant plein succès dans leur nouveau mandat et je remercie les conseillers sortants pour le travail réalisé.

Je ne pourrais terminer cette intervention sans vous faire partager l’énorme note d’espoir que j’ai ressentie en arrivant à Madagascar. Cette note d’espoir, je voudrais vous dire que je l’ai trouvée chez tous les Malgaches que j’ai rencontrés depuis mon arrivée ici, quels que soient leurs horizons, leurs origines, leurs idées politiques, c’est le désir de changer les choses, de transformer Madagascar, de croire dans Madagascar. Cette note d’espoir, je l’ai trouvée chez les paysans de l’Itashi qui m’ont décrit leurs investissements pour améliorer leurs revenus et envoyer leurs enfants à l’école. Cette note d’espoir, je l’ai trouvée chez les familles et les enfants du père Pedro, dans les écoles françaises de Tananarive, à l’école de la Communauté Bora, dans les écoles du Sud du pays ou des quartiers les plus pauvres de la capitale, c’est la soif partout d’apprendre, de comprendre, de découvrir, de s’élever par l’éducation. Cette note d’espoir, je l’ai trouvée en visitant de nombreuses entreprises malgaches et franco-malgaches, où personne ne m’a dit malgré les difficultés « nous allons fermer et partir », mais bien au contraire « on veut y croire et investir : aidez-nous à convaincre nos responsables politiques à comprendre les vrais enjeux ». Cette note d’espoir, je l’ai trouvée chez un des parlementaires arrêtés en avril dernier qui, lorsque je l’ai rencontré en prison, m’a dit « la première chose que je ferai en sortant d’ici, c’est de proposer une loi pour améliorer le sort de tous les malgaches qui doivent aller en prison pour qu’ils n’y connaissent plus les mêmes conditions indignes ». Cette note d’espoir, je l’ai trouvée chez tous les responsables d’ONG, le plus souvent malgaches, qui interviennent à Madagascar et qui m’ont dit leur conviction que les choses ne pouvaient pas rester en l’état, que l’on ne pouvait pas laisser la misère l’emporter sur l’homme. Je formule le vœu que tous ces espoirs se concrétisent pour le 50ème anniversaire de l’Indépendance de Madagascar en 2010 !

Je me rends compte à la fin de ce discours que je n’ai pas parlé de beaucoup d’autres sujets qui préoccupent le monde, de la crise financière mondiale et de son impact pour la France, auquel notre Gouvernement fait face avec détermination sous la conduite du Président Nicolas Sarkozy et du Premier ministre François Fillon, des troubles qui sont apparus en Iran ou en Chine, de la menace que continue à faire peser la Corée du Nord sur les relations internationales… Ce sont aussi des sujets graves et importants et j’espère que vous m’excuserez de ne pas les évoquer plus longuement, mais je pense que vous êtes maintenant tous pressés, comme je le suis, de lever nos verres, à Madagascar, à la France, à l’amitié franco-malgache !

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Discours 14 juillet

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Faly mandray anareo rehetra ny tenako amin’izao vaninandro fankalazana ny 14 jolay, fety nasionaly frantsay , izay andro hanamarihana ihany koa ny fahafahana, mpandova ny fisainana ny taon-jaton’ny “Lumières”’ izay mipetraka ho fananana iombonana ny zanak’olombelona, ary marika ny fiafaran’ny jadona rehetra.

Vanimpotoana manokana no ankalazantsika ny 14 jolay tamin’ity ity taona ity, satria betsaka ny fanontaniana sy ny fisalasalana manoloana ireo zava-nitranga sarotra nandritra ny volana maromaro izay. Eto aho dia mahatsiarao manokana an’ireo sivily tsy manantsiny ampolony lavo manoloana ny lapapanjakana ny asabotsy 7 february 2009 sy an’ireo olona rehetra nianjadiam-boina nandritra ity krizy politika ity, mahatsiaro an’ireo olona rehetra izay nijaly, an’ireo izay nanan-kavana maty na izay nandalo fampijalian. Ny famelana, izay ho avy amin’ny andro mampety azy , dia tsy tokony haniliana ny fitsarana. Ary raha ilaina ny fanampiana iraisam-pirenena hahitana ny marina, dia tokony ho hangatahina izany.

Vao efa bolana monja aho no tonga teto Madagasikara, ary heveriko fa tsy manam-pahalalana ny hamaritra ny andraikitry ny rehetra ka nahatongavana amin’ izao krizy izao. Tsy hanana izany atikatika izany aho. Moramora tokoa mantsy ny mitady ara-bakiteny ny mololo ao anatin’ny masony ny olona eo akaikin’ny tena kanefa tsy mahita ny sakamandimby ao anatin’ny masony tena . Raha ny sakamandimby ntsika no asian-teny, dia heveriko fa ny fianakaviana iraisam-pirenena koa dia tokony hanontany tena momba ny toerana noraisiny na ny fihevitra tsy noraisiny tany aloha. Naninona isika no tsy niloam-bava raha vao hita taratra ny zavatra tsy nety taoriana ny fanantenana goavana nanentana ny vahoaka tamin’ny 2002 ? Naninona ireo andry ara-bola iraisampirenena no tsy niteny raha nanome vahana ny ampihimamba an’olona tsotra ny fanjakana ary nanome tombontsoa mihoatra azy raha oharina amin’ ireo mpifaninana ? Naninona ny fianakaviana diplomatika no tsy nampiaka-peo, na nampiakatra ihany fa tsy ampy, raha nihamaro ireo fanimbazimbana ny tany tan-dalana izay nahitana fanagadrana sy fandroahana tsy ankeviny, nahitana sakana ho an’ny fahafahana miteny sy ny fanaovana gazety , raha ny tahotra no nananika ny fo ? Raha nampiakam-peo mafimafy kokoa isika, raha tsy nandray ambolony an’ireo teny tsara lahatra ny manampahaizana izay naroso antsika isika, raha toa ka nanapakevitra mialoha ny hampiato ny fanampiana ara-bola isika, raha toa ka sarotiny sy henjana isika teo amin’ny fanamarinana ny vola bahoaka sy niampanga ny fifanoheran-tombontsoa , angamba tsy niseho ireny birioka ireny, angamba ireo mpitondra teo aloha dia nankasitraka antsika noho ireo torohevitra nomena sy ny hitsipo nasehontsika. Angamba afaka nanohy ny fampandrosoany tsara i Madagasikara ary nisedra ny krizy ekonomika eran-tany tamin’ny fomba azo antoka.

Tsy dia ilaina rohitana lava ny lasa sy ny momba ireo fifanifinjavatra maro nahatonga ireny toe-javatra ireny izay rano raraka ka tsy azo raofina intsony. Tsy tokony hafatratra amin’ny lasa ihany koa anefa ny tsiny amin’ izay fahadisaona ho vita ankehitriny. Ny fanajana ny tany tan-dalana ; ny fanajana ny fahalalahan’ny gazety , ny fanajana ny fisarahan’ny fahefafana, sy ny fanajana ny fahaleovantenan’ny fitsarana : Fotokevitra ifotony avokoa ireo izay tsy azo handeferana. Araka ny fomba fiteny frantsay fahizay izay tian’ny renibeko Normandy manokana ary kaloin’i Georges Brassens ao anatin’ny hirany anankiray, aza “manavandra mihitsy amin’ny persily” (il ne faut jamais grêler sur le persil), aza manararaotra ny fahefanao amin’ny osa….Miantsoroka andraikitra ankehitriny ny mpanohitra teo aloha. Manana adidy mavesatra ara-moraly izy ireo mba tsy ho voahitsakitsaka ireo zo ireo. Manana andraikitra goavana eo anoloan’ireo tanora eto amin’ity firenena ity sy ireo taranaka ho avy, ka mba tsy hampiaina indray izay niainan-dry zareo ary mba handray andraikitra sy hametra amin’ny fomba henjana ny paik’ady tsy mifanaraka amin’ny fitsipika ankapony. Vao avy nanome torohevitra mikasika izany ny Amnesty international izay azo hampihariana ao anaty fotoana fohy. Maniry ihany koa aho mba hivaha ao anaty fotoana fohy ireo fitoriana ataon’ny fitsarana amin’ny olona manan-kaja sasantsany sy amin’ ireo parlemantera mba ahafahan’izy ireo miaro tena manoloan’ireo fiampangana hanenjehana azy ireo ary aoka ireo olona izay voaositra ny fahafahany mba tsy hijanona amin’ny fotoana voafetra any am-ponja.

Tsy maintsy mitodika ary tsy akihambahamba amin’ny ho aviny i Madagasikara, manorina ny trano demokratika Malagasy, ka ao anatin’izany ny zanaka Malagasy no hiaina finaritra, no handeha an-tsekoly, no hiasa, no hanorina token-trano ary handray anjara amin’ny fampandrosoana maharitra sy tsy mitongilana. Fantatro fa miandradra mafy ny fanampian’ny fianakaviambe iraisampirenena mba hanorina izany trano demokratika izany ny mponina , mba hanome ny kojakoja , ny mpandrafitra sy ny mpiasa. Fa lazaiko marina aminareo fa vaha-olona tsy mitady lavitra izany. Anjaran’ny vahoaka Malagasy ny manamboatra izany trano demokratika izany toy ny tranoben’ny fisaina nentim-paharazana. Ny andraikitr’ireo firenena naman’i Madagasikara sy ireo fikambanana iraisam-pirenena misy eto amin’ny Nosy dia ny manamarina fotsiny fa mifanaraka tsara amin’ny fitsipika sy ny fifanarahana iraisam-pirenena ny fahazoan-dalana manorina trano. Eto izahay mba hanampy an’I Madagasikara hanaja ny teny nomeny momba ny demokrasia sy ny fanajana ny zon’olombelonaizay nosiniavin’i Madagasikara tsy an-tery ary fatratra tokoa. Eto izahay, mba hisoroka ny fanorenan-trano izay mety hanana endrika jadona na tsy marim-pototra. Afaka manampy anareo izahay mba hisorohana ny firodanany trano raha misy ny fandalovan’ny rivo-doza manaraka, fa haveriko ihany ary am-pinoana no hilazaka izany, fa tsy afaka ny hanorina izany trano demokratika eo amin’ny toeranao izahay. Ny malgasy irery ihany no mpanorina sy mpanangana ny lamina momba ny lalampanorenana vaovao izay heritreretanareo ho atao.

Raha asian-teny ny fitsipik’ity fahazoan-dalana manorina trano ity, dia tsotra dia tsotra izy ireo . Vonona ny fianakaviambe iraisam-pirenena ny hanaiky mari-trano izay hiraisan’ireo ankolafy politika Malagasy izay hanana endrika fifanekena politika izay hamaly ny hetahetan’ny Malagasy maro an’isa. Tsy midika izany fa tsy maintsy mifanaraka amin’ny zavatra rehetra, amin’ny ho avy sy ny vinavinan’asan’I Madagasikara ho amin’ny folo taona manaraka…Ny tanjona dia ny ahitana marimaritra iraisana momba ny fitsipiky ny lalao azo raisin’ny rehetra mba ho hisokatra, malalaka, mangarahara ny fifaninana demokratika ary mba ahafahan’ny tsirairay mampisongadina ny heviny sy ny tetik’asany. Ny tanjona dia ny mba hifanaraka momba ny fomba hitantanana ny tetezamita hitarafana ny loko politika rehetra sy ahazaon’ny rehetra ny toerana sahaza azy raha misy maniry izany. Ny fomba tsotra hiantohana ny fifandajana marina ny fahefana dia mety ny hamerenana mandritran’ny tetezamina ny kongresy izay misahana ny andraikitry ny lalana ary ahitana ireo depiote, senatera voafidy, sy ireo mpikambana voatondron’ny FAT sy ny ankolafin-kery politika. Ny tanjona dia ny hifanarahana momba ny fanomanana fitsapan-kevi-bahoaka hanatsarana ny lalampanorenana , momba ny fandaharam-potoana fifidianana sy ny fomba hanatanterahina azy. Ny tanjona dia ny hifanarahana momba ny fametrahana ny Vaomiera Nasionaly Mahaleotena momba ny fifidianana , momba ny fomba hiantohana ny tsy fiandaniana sy ny tsifiangaran’ ny Fitondrana mandritrany fampielezan-kevitra. Ny tanjona dia ny hifanarahana momba ny fanovana ny lalam-pifidianana sy ny fanamarinana ny lisim-pifidianana. Ary ny tanjona, dia ny mandray anjara amin’ny kilalao demokratika , hisy ny mapndresy , hisy ny resy, ary ireo rehetra ireo dia afaka mandalina ny famaritanana ny atao hoe demokrasia araka ny fijeriny Aristoty azy “ny marika iray amin’ny fahafahana, dia mifandimby toerana ny mpitondra sy ny hentina”.

Ao anatin’izany rehetra izany, mety hanontany ianareo hoe dia aiza ny anjara toeran’i Lafrantsa ? Ny toeran’i Lafrantsa, toy nen’ny firaisambe eoropeanina, dia tsotra : Manaraka ny fihevitry ny Firenena Mikambana, ny firaisambe afrikiana , ny SADC, ny fikambanana iraisam-pirenena ny tany miteny frantsay , ny fianakaviambe iraisam-pirenena voalaza tamin’ny fivorian’ny “Groupe International de contact” tany Addis-Abeba ny 30 aprily lasa teo, izay maneho indrindry ny famporisihiana ho amin’ny vaha-olona politika Malagasy iarahan’ny rehetra (inclusive) hitantana ny ny tetezamita ho amin’’ny famerenana ny lamina momban’ny lalampanorenana vaovao. Ny sisa rehetra dia resabe avokoa. Matetik dia voanontany raha mankatoa ny Fahefafana Avo ny Tetezamita (FAT) Lafrantsa. Ny valin-teniko dia tsotra : Lafrantsa dia tsy maneho fankatoavana amina governemanta, ary tsy mankatoa ny governemanta ankehitriny, na ny taloha, na ny manaraka, fa mankatoa Fanjakana, ka noho izany mankatoa an’I Madagasikara ny fitondrana frantsay. Lafrantsa dia miray hina tanteraka amin’ny fianakaviambe iraisam-pirenena ary miteny amin’ny FAT sy ny ankolafikery politika Malagasy fa ny fitadiavana fivoahana amin’ny krizy amin’ny fomba mandeha ila, dia hampitombo ny olana fa tsy hanome vaha-olona. Mbola izay ihany koa ny hafatra nomen’ny mpitarika ny Firaisambe eoropeanina suédois , ary manararaotra aho miarahaba ny fahatongavan’ny masoivoho Lindt eto amin’ity toerana ity, sy ny Vaomiera eoropeaniona ho an’ny FAT ny herinandro lasa teo nandritra ny fanokafana ny fifanarahana andininy 96. Mino aho fa ren’ny tomponandraikitra politika Malagasy rehetra izany hafatra izany. Ireo izay mihevitra ny handa, na eto na ery, izany fifandinihina politika izany dia naman’ny manilika tena. Ireo , eto na ery, izay mihevitra ny hametraka fepetra aloha ny hiverenana amin’ny fifampidinihina dia namany manilika tena. Ireo, eto na ery, izay mihevitra ny hampiasa amboletra na izay mety endrika herisetra rehetra mba hakana indray ny fahefana dia namany manilika tena.

Lafrantsa dia nanao safidy nasionaly ny hanohy ny tetik’asa fiaraha-miasany, izay manome lanja kokoa ny sosialy sy ny lafiny maha-olona , araka ny tolo-kevitra navoaka tao amin’ny filazana natao tany Addis-Abeba ny 30 april 2009, satria heverinay fa ny zava-dehibe indrindra da tsy ny hamela ny vahoaka Malagasy, izay anisan’ny mahantra indrindra eran-tany, hizaka ny vokatra ratsy ny fampiatohana ny fanampiana. Ny ady amin’ny fahantrana, ny fandefasana ny ankizy any an-tsekoly, ny fahazaon’ny vehivavy fitsaboana fototra, ny ady amin’ny SIDA sy ny aretina miverimberina, ny fanantanterahana ny Tanjona ny Arivo Taona ho amin’ny Fampandrosoana (OMD) dia tanjona lehibe dia lehibe, car sarotra ihany , ara-etika sy ara-moraly, ny hampamatotra izany amin’ny fiafaran’ny dinika politika. Fa izay fanohizana ny fiaraha-miasa amin’ny Fanjakana Malagasy izay dia tsy afaka ny hitohy maharitra, indrindra indrindra amin’ny alalan’ny famantarana sy torolalana amin’ny asa vaovao, raha toa ka tsy mivoitra ny lalana ifanarahana izay mitondra amin’ny lamina momba ny lalampanoreanana vaovao.

Ankoatr’izay dia tsy afaka ny tsy hiteny aho manoloana ireo fiampangana maro karazana izay natao tamin’ny ny fireneko volana vitsivitsy izay. Ireny fiampangana laroina safeliteny tsy marim-pototra, fanazavana misompatra, siosio diso dia tafahotra loatra no sady tsy misy heviny. Mendrika ho bantiana izy ireny raha toa ka tsy niandraiketan’ny mpanao politika sasantsany. Te hino aho fa ho an’iretsy farany, ireny teny ireny izay tafavoaka noho ny asosorana sy fahatezerana, izay tsy mba namana mahatoky, dia mandiso ny hevitr’ireo izay niteny azy. Isaorako eto ireo minisitra na parlementera taloha, maromaro izy ireo, no niala tsiny manokana taty amiko noho ireny teny tsy voahevitra ireny . Ary haveriko eto amin’ny fomba manetriketrika fa Lafrantsa dia tsy afaka ny tsy ho tohina amin’ny zava-misy eto Madagasikara, fa mazava ho azy tsy afaka ny hitsabatsabaka amin’ny raharahan-tokantrano ny Fanjakana mpiara-miasa sy tompon-pahefana izy.

Ny fiaraha-miasa eo amin’ny tany roa tonta, voarakitry ny tantara iombonana tao anatiny ny fifanajana hatrany dia manome vokany manokany : 22 hatramin’ny 25 000 teratany frantsay, ny ankabeazan’ireo mizaka zom-pirenena roa dia mipetraka eto Madagasikara ; 70 ka hatramin’ny 80 000 ny teratany Malagasy na Malagasy-frantsay mipetraka any Frantsa ; 13 000 ny mpianatra ka ny 7 000 amin’izany dia Malagasy no mianatra amin’ny sekoly frnatsay eto Madagasikara ; ny orinasa frantsay izay manao fihariana eto Madagasikara dia miisa aman-jatony ary miasa miaraka amina teratany Malagasy manana petra-pola ; mitohy ny fifandraisana ara-piralahina amin’ny alalan’ireo nosy rahavavy La Réunion sy Mayotte ; 20 000 malagasy no mankany Frantsa isan-taona ary 86% dia mahazo visa. Noho izany, ny tombontsoa iraisana ho an”ny ho avin’I Madagasikara dia tsy ho afaka ny tsy ho amin’ny mangarahara tanteraka : ny fandriampahalemana, ny famarinan-toerana, ny fitantanana demokratika marina, ny fampandrosoana ara-ekonomika ka ny kendrena dia ny firoborobon’ny fifanakalozana ara-barotra ho an’ny andalany sy ny ankilany, ny fisokafan’ny Nosy amin’ny mpandraharaha vahiny. Amin’ny vanin’andro ankehitriny, dia tsy afaka intsony ny hanana fisainana mpanindrahindra ny tanindrazana sy ny firenena na koa fisainana iaro ny famokaran-karempirenena. Isaky ny misy orinasa miorina eto Madagasikara, na kanadiana io, na amerikanina, na renione, na avy any Azia, dia tokony ho tsarovana fa hitondra harena , hamorina asa, , ary hanome asa ho an’ny orinasa mpiantoka isan-karazany izy ireny. Tsy hisy fampandrosoana maharitra tanteraka raha tsy misy ny fandraisana anjara ny secteur privé ao anatin’ny fitsipika tsy miangatra sy madio eo anivon’ny fifaninanana sy ny fanajana ny fifanekena voasonia. Ny fampandrosoan’I Madagasikara dia mandalo amin’ny fisokafany amin’izao tontolo izao, mandalo amin’ny fidirany ara-economika amin’ny faritra manodidina, ao anatin’ny fikambanana toy ny Vaomiera ny Faritry ny oseana Indiana na ny SADC mba hitrandraka lalam-barotra vaovao, ny fanohizana ny fifanaraha ara-barotra misy paik’ady toy ny AGOA miaraka amin’ny Etazonia ary ny “Accord de Partenariat Economique” miaraka amin’ny Firaisana eropeanina.

Eto dia manararaotra aho ny misaotra ny fianakaviambe frantsay noho ny andraikitra izay nasehony tamin’ny fotoana sarotra niaiana tamin’ny voalohan’ny taona ireny, izay nampiseho fihetsika tony, tsy nampiseho tebiteby na niaina tamin-korohoro. Hisaorako manokana ireo mpiandraikitra, voafidy, ireo solontena fikambanana, ireo mpiara-miasa eny amin’ny masoivoho rahavavy sy ny konsioly izay niara-niasa tamin’ny ity masoivoho ity sy ny konsioly jeneraly mba hiantohana ny fiarovana ny rehetra. Ary farany dia miarahaba ireo mpanolotsaina voafidy na voafidy indray tamin’ny volana jona farany ao amin’ny “Assemblée des Français de l’Etranger” aho ary mahaleova, mahalasana amin’ny andraikitra vaovao izay miandry anareo ary maneho ny fisaorana ho an’ireo mpanolotsaina teo aloha noho ny asa izay vitandry zareo.

Tsy afaka ny hamarana ity lahateniko ity aho raha tsy hizara aminareo ny mari-peo mpanantenana goavana tsapako raha nigadona teo Madagasikara ny tenako. Izany mari-peo panantenana izany , dia tiako ny milaza aminareo fa henoko tamin’ny Malagasy rehetra izay sendra ahy hatramin’ny nahatongavako, na inona firona politikany, na inona fiaviny, na inona saranga misy azy : Tsy inona izany fa ny faniriana hanova zavatra, ny hampiova an’I Madagasikara, ny hatoky an’I Madagasikara. Izany mari-peo panantenana izany dia henoko teny amin’ireo tantsahan’Itasy izay nitantara tamiko ny fahavononandry zareo hampitombo ny vola miditra aminy sy handefasana ny zanany any an-tsekoly. Izany mari-peo panantenana izany dia hitako tamin’ny ireo fianakaviana sy zanaky Père Pedro , teny amin’ny sekoly frantsay eto Antananarivo, teny amin’ny sekoly ny fianakaviambe Bohra, tany amin’ny sekoly ny faritra Atsimo na tany amin’ny toerana iva teto an-drenivohitra. Eny rehetra ireny dia liana ny hianatra, ny hafantatra, ny ahita zava-baovao , ny hisondrotra amin’ny alalan’ny fanabeazana ny mponina. Izany mari-peo izany dia hitako raha nitsidika orinasa Malagasy sy Malagasy-frantsay maro ny tenako, ary na dia teo aza ny fahasahirana dia tsy nisy niteny hoe “hikatona izahay ka handeha hody”, fa ny mifanipaka amin’ izany aza no re hoe “te hino izahay ary te hanao fihariana : ampio izahay handresy lahatra ny mpiandraikitra politika mba atakatra ny zava-misy marina ”. Izany mari-peo izany, dia henoko tamin’iray tamin’ireo parlemantera voasambotra tamin’ny volana aprily teo izay nilaza tamiko tamin’izy hitako tany am-ponja hoe “ny zavatra voalohany ataoko raha vao mivaoka ny fonja aho, dia ny hanolotra lalana mba hanatsarana ny fiaianan’ireo Malagasy rehetra izay tsy maintsy miditra an-ponja mba tsy hiainandry zareo intsony izao fepetra tsy mendrika ny maha-olona izao. Izany mari-peo panantenana izany, dia hitako teny amin’ireo mpiandraikitra fikambanana tsy miankina amin’ny fanjakana izay matetika teratany Malagasy, izay miasa eto Madagasikara ary nilaza tamiko ny finoana fa tsy afaka ny hijanona amin’izao ny toe-javatra, tsy afaka avale ny fahantrana handavo andra-olombelona. Ny faniriako dia mba ho hody ventiny izany fanantenana rehetra izany rehefa tonga ny fankalazana ny faha 50 taona ny fahaleovantenan’I Madagasikara amin’ny 2010 !

Raha hamarana ity kabary ity aho dia tsapako fa tsy niresaka momba ny zavatra maro izay mampiahiahy an’izao tontolo izao ny tenako , tsy niresaka ny krizy ara-pola eran-tany sy ny fiantraikany ho an’I Frantsa aho, ary ny governemanta frantsay dia vonona ny hiatrika izany eo ambany fitarihan’ny filoha Nicolas Sarkozy sy priministra François Fillon , tsy niresaka ny korontana misy any Iran na any Shina, na ny fandrahonana ataon’I Korea avaratra eo amin’ny fifandraisana iraisam-pirenena aho… Foto-kevitra goavana sady mety hiteraka boka-dratsy avokoa ireo, ary hantenaiko fa tsy hanome tsiny ahy ianareo raha toa ka tsy hanao resaka lava momba izany ny tenako , ary fantatro fa toy ahy, dia dondona ihany koa ianareo rehetra ny hanangana ny veratsika ho an’I Madagasikara, ho an’I Lafrantsa ary ho an’I fifankatiavana frantsay-malagasy ./.

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lahateny14jolay

Dernière modification : 22/06/2011

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