GRIPPE A/H1N1 - questions/réponses

1/ QUESTIONS GENERALES CONCERNANT LA GRIPPE

1.1/ Qu’est ce que la grippe ? Que sont les virus grippaux ?

La grippe est une infection respiratoire aiguë, très contagieuse, due aux virus Influenzae. Les virus grippaux se répartissent entre différents types : A, B et C. Les virus A et B sont à l’origine des épidémies saisonnières mais seul le virus A peut être responsable de pandémies. Le virus C occasionne des cas sporadiques. Les virus grippaux se caractérisent par leurs fréquentes mutations.

Cette évolution génétique se fait :

- Soit par glissement (« shift ») lors des épidémies saisonnières,

- Soit par cassure (« drift »). Ce dernier phénomène ne concerne que les virus de type A. Il est responsable de l’apparition de nouveaux virus contre lesquels la population n’est pas protégée et génère des pandémies grippales.

1.2/ Quelle est la différence entre la grippe aviaire et la nouvelle grippe A/H1N1 ?

La nouvelle grippe A(H1N1) est une infection à un virus qui résulte de phénomènes de recombinaisons à partir de virus de porc, humain et aviaire mais qui maintenant se transmet d’Homme à Homme. Dans l’épidémie actuelle, les virus isolés chez les malades sont des virus qui appartiennent à la famille A(H1N1). Ce nouveau virus est différent du virus A(H1N1) de la grippe saisonnière.

L’Influenza aviaire est une maladie des oiseaux due à des virus grippaux. Les virus aviaires sont de deux types : « faiblement pathogènes » (les oiseaux infectés ne montrant aucun symptôme ou que des symptômes frustes) ou « hautement pathogènes » (qui provoquent une maladie fortement contagieuse et entraînent une mortalité élevée chez les oiseaux infectés). Ces virus peuvent être, de manière exceptionnelle (en cas de contacts étroits, prolongés et répétés avec des secrétions respiratoires ou des déjections d’oiseaux infectés, dans des espaces confinés), à l’origine de contaminations humaines sans transmission interhumaine ultérieure ; on parle alors de grippe aviaire.

1.3/ Quelle est la différence entre la grippe saisonnière et la nouvelle grippe A/H1N1 ?

Dans l’épidémie actuelle, il s’agit d’un « nouveau » virus qui se transmet d’Homme à Homme mais appartient à la famille A(H1N1). Il résulte de phénomènes de recombinaisons à partir de virus de porc, humain et aviaire. Ce virus est cependant différent du virus H1N1 de la grippe saisonnière, virus d’origine humaine qui circule habituellement durant la saison hivernale.

1.4/ Qu’est ce que la grippe dite « saisonnière » ?

L’épidémie de grippe saisonnière survient chaque année en France entre les mois de novembre et d’avril. Elle dure en moyenne 9 semaines. Environ 2,5 millions de personnes sont concernées chaque année en France. La mortalité imputable à la grippe saisonnière concerne essentiellement les sujets âgés (plus de 90 % des décès liés à la grippe surviennent chez des personnes de 65 ans et plus). La mortalité de la grippe saisonnière est évaluée à environ 4 000 à 6 000 décès chaque année (Données InVS).

1.5/ Quelle est la différence entre une épidémie et une pandémie ?

Une pandémie et une épidémie se définissent toutes deux comme une forte augmentation des cas d’une même maladie à un moment donné. La différence se situe dans l’étendue du phénomène : la pandémie se caractérise par une diffusion géographiquement très étendue à plusieurs ou tous les continents à l’occasion de l’apparition d’un nouveau sous-type de virus résultant d’une modification génétique. Le virus possédant des caractéristiques nouvelles, l’immunité de la population est faible ou nulle. Il peut en résulter un nombre important de cas graves ou de décès.

1.6/ Que signifie le terme pandémie grippale ?

Une pandémie grippale est une épidémie caractérisée par une diffusion géographiquement très étendue (plusieurs continents ou monde), à l’occasion de l’apparition d’un nouveau sous-type de virus résultant d’une modification génétique. Le virus possédant des caractéristiques nouvelles, l’immunité de la population est faible ou nulle. Il peut en résulter un nombre important de personnes infectées, voire de cas graves et de décès.

L’apparition d’une pandémie peut résulter d’une recombinaison génétique entre des virus animaux et humains ou de mutations progressives d’un virus animal, permettant une adaptation à l’homme.

Au XXe siècle, on a dénombré trois pandémies grippales. En 1918-1919, la pandémie dite de la "grippe espagnole" (virus A/ H1N1) a touché le monde entier. Les estimations, disponibles sur le site de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), indiquent qu’au moins 40 millions de personnes en sont décédées.

Les pandémies suivantes ont été beaucoup moins sévères : en 1957-58, la "grippe asiatique" (virus A/H2N2) et en 1968-69, la "grippe de Hong-Kong" (virus A/H3N2).

1.7/ Sommes-nous en présence d’une pandémie de grippe ?

Une pandémie grippale est une épidémie qui sévit au niveau d’une zone géographique très étendue, à l’occasion de l’apparition d’un nouveau sous-type de virus résultant d’une modification génétique majeure. En raison de l’extension mondiale de l’épidémie de grippe à nouveau virus A(H1N1), l’OMS a déclaré le 11 juin 2009 le passage en phase 6 de son plan et confirmé la situation de pandémie mondiale.

1.8/ Quelle est la différence entre la virulence et la contagiosité d’un virus ?

La virulence se définit par la capacité d’un virus ou d’un agent infectieux d’induire une maladie grave.
La contagiosité se définit par la capacité d’un virus ou d’un agent infectieux d’être transmis d’une personne à l’autre.

1.9/ Quels sont les symptômes ?

Les symptômes de la grippe pandémique ressemblent à ceux de la grippe saisonnière : fièvre élevée (> à 38°C), maux de tête, courbatures, fatigue, toux et gêne respiratoire. Après une durée d’incubation pouvant aller jusqu’à sept jours selon l’OMS, la maladie pourra se présenter d’abord comme une grippe banale. Toutefois, l’intensité des symptômes de ce nouveau virus pourra varier, et d’autres signes pourraient apparaître.
Par ailleurs, lors de la grippe, des complications peuvent survenir. Elles peuvent être liées au virus lui-même (par exemple otite, pneumopathie, ...). Elles peuvent également être dues à une surinfection par des bactéries touchant les voies respiratoires (pneumonie), mais aussi généralisées comme des septicémies.

1.10/ Comment se transmet la grippe ?

Dans le cadre de l’épidémie actuelle, la transmission se fait de la même manière que celle d’une grippe saisonnière :
- par la voie aérienne, c’est-à-dire la dissémination dans l’air du virus par l’intermédiaire de la toux, de l’éternuement ou des postillons ;
- par le contact rapproché avec une personne infectée (lorsqu’on l’embrasse ou qu’on lui serre la main) ;
- par le contact avec des objets touchés et donc contaminés par une personne malade (exemple : une poignée de porte).
Les sujets infectés sont contagieux dès la veille des signes apparents de la maladie et durant 7 jours.

1.11/ Quelle est la période d’incubation de la nouvelle grippe A/H1N1 ?

La période d’incubation est la période silencieuse entre le moment où le malade est infecté et le moment où les premiers signes apparaissent.

1.12/ Quelle est la période de contagiosité ?

Elle débute 24 heures avant les premiers signes et se termine à la guérison c’est-à-dire au bout de 7 jours.

1.13/ Quelles sont les différences entre un cas considéré comme possible, probable ou confirmé de nouvelle grippe A(H1N1) ?

La définition de cas est actualisée sur le site de l’Institut de veille sanitaire : www.invs.sante.fr

1.14/ Certaines personnes sont-elles plus à risque ?

Des études complémentaires sont nécessaires pour déterminer si certaines populations (par exemple les jeunes, les personnes âgées, les femmes enceintes ou les personnes présentant d’autres affections médicales) pourraient être davantage touchées par la flambée, ou si elles présentent un risque accru de maladie grave. L’OMS recommande à chacun de prendre des précautions pour éviter la propagation de l’infection. Il convient de noter que 60% des sujets atteints ont moins de 18 ans.

1.15/ Y a-t-il des recommandations particulières destinées aux femmes enceintes ?

Oui, elles sont vulnérables. Comme tout le monde, elles doivent prendre toutes les précautions voulues. Elles seront vaccinées en priorité.

1.16/ Comment se protéger

 ?

Le lavage des mains joue un rôle clé dans l’hygiène puisque c’est par les mains que se propage la majeure partie des maladies infectieuses. C’est pourquoi il est important de se laver les mains régulièrement.

En vue de limiter efficacement la contamination de l’entourage et de l’environnement, certains réflexes s’imposent :

- éternuer, tousser, cracher ou se moucher dans un mouchoir jetable à usage unique,
- jeter le mouchoir usagé dans une poubelle,
- se laver les mains ensuite.

1.17/ Existe-t-il aujourd’hui des traitements efficaces contre le H1N1 ?

L’OMS a reconnu l’efficacité de deux antiviraux (Tamiflu et Relenza) contre le virus du H1N1.
Ces médicaments sont indiqués en période de circulation du virus grippal en traitement curatif ou de manière préventive pour les personnes à risques ayant été en contact étroit avec le virus.
Le traitement antiviral (oseltamivir commercialise sous le nom de tamiflu) doit être administré dans les 48h après l’apparition des premiers symptômes. L’antiviral permet de réduire la durée et l’intensité des symptômes grippaux. La délivrance nécessite une ordonnance médicale. Le produit existe sous 2 formes : une forme pédiatrique (30 et 45 mg) et une forme adulte en gélules dosées à 75mg. Il doit être pris impérativement pendant 5 jours pour assurer la guérison définitive.

1.18/ Existe-t-il un vaccin pour se protéger de la nouvelle de grippe A(H1N1) ?

Afin d’assurer une protection efficace de sa population, la France a acquis 94 millions de doses de vaccins, auprès de trois laboratoires différents : GSK (50 millions), Novartis (16 millions) et Sanofi-Pasteur (28 millions). Une commande complémentaire a également été récemment passée auprès d’un quatrième industriel, le laboratoire Baxter.
En fonction des tests cliniques, des autorisations de mise sur le marché et des rendements de production, la livraison du vaccin pourrait s’échelonner sur quatre mois à partir de l’automne. En fonction des impératifs mentionnés ci-dessus et notamment de la délivrance des autorisations de mise sur le marché (AMM), la campagne de vaccination pourrait donc commencer à partir de la mi-octobre.

Toute la population pourra-t-elle bénéficier du vaccin contre le virus A(H1N1) ? Le gouvernement a pour objectif de proposer la vaccination à l’ensemble de la population, Toutefois, dans la mesure où l’approvisionnement sera progressif, il sera nécessaire de déterminer un ordre de vaccination de la population.

1.19/ Quel est le processus de décision mis en œuvre pour établir les priorités de vaccination ?

Le HCSP (Haut Conseil de Santé Publique) va rendre un avis. Il s’agit d’une instance d’expertise pluridisciplinaire rattachée au ministère de la Santé. Au sein de cette instance, le comité technique des vaccinations (CTV), est dédié aux décisions en lien avec les problématiques de vaccination nécessitant l’avis d’experts.
Sur la base de cet avis, le ministère chargé de la Santé fera une proposition au gouvernement.
Les professionnels de santé soignant les malades, les personnels de secours, indispensables aux soins et qui sont fortement exposés au risque de la maladie et les personnes particulièrement vulnérables devraient faire partie des premiers.

1.20/ Je suis malade : qui dois-je contacter

 ?

En cas de symptômes grippaux (fièvre supérieure à 38°, ou courbatures, ou grande fatigue et toux ou difficultés respiratoires), vous devez prendre contact avec votre médecin traitant qui déterminera la prise en charge la plus adaptée.

1.21Je suis malade et mon médecin ne m’a pas envoyé à l’hôpital, est-ce normal ?

Compte tenu de la sévérité pour l’instant modérée du nouveau virus de la grippe A(H1N1), la majeure partie des personnes malades est encouragée à rester à domicile.
Seuls les cas graves ou les personnes à risque (femmes enceintes, personnes fragiles…) sont susceptibles d’être hospitalisées, en fonction de l’évaluation individuelle faite par leur médecin.
Si vous êtes effectivement contaminé par le virus de la grippe A(H1N1), vous êtes contagieux la veille du jour des les premiers symptômes et pendant environ 7 jours.
Si votre médecin vous recommande un isolement à domicile, il est impératif que vous limitiez les contacts rapprochés avec vos proches, afin d’éviter de les contaminer. Vous devez également porter un masque anti-projections si vous êtes en présence d’une autre personne et adopter et faire adopter à votre entourage les règles d’hygiène de base (mesures barrière).

1.22/ Si un des membres de ma famille est malade, que dois-je faire s’il reste à domicile ?

Lors de la période d’isolement volontaire d’un proche malade, une prise en charge médicale et un suivi régulier sont assurés par des médecins. Vous devez limiter les contacts rapprochés avec cette personne. Si vous devez entrer en contact avec lui durant sa période d’isolement volontaire, veillez à lui faire porter un masque et à respecter strictement les gestes d’hygiènes (mesures barrière) pour éviter d’être contaminé à votre tour :

- Ne pas embrasser ni serrer les mains du malade ;
- Réduire les visites au strict minimum ;
- Faire porter un masque anti-projections au malade (à changer au bout de 4h) ;
- Observer une hygiène rigoureuse des mains : au domicile, lavage des mains au savon ordinaire (distinct de celui du malade) ou désinfection avec une solution hydro-alcoolique, en particulier après chaque contact :

    • avec le malade ;
    • avec le matériel utilisé par lui ;
    • avec ses effets personnels ;
    • avec des surfaces ayant été touchées par le malade (poignées de portes, meubles, chasse d’eau…).
    • laver au savon ou produits ménagers habituels et à l’eau chaude les objets courants du patient (serviettes, couverts, linge, etc.) ;
    • nettoyer les surfaces ayant été touchées par le malade (poignées de portes, chasse d’eau, télécommande, téléphone…) au savon et à l’eau chaude ou avec les produits ménagers habituels.

1.23/ Quels sont les différents types de masques qui permettent de se protéger ?

Il existe deux 2 types de masques :
- Le masque anti-projections (de type chirurgical) est réservé aux personnes malades (à porter dès les premiers symptômes) afin qu’elles évitent de contaminer d’autres personnes/leur entourage (lorsqu’elles toussent, éternuent…). En effet, le virus se transmet par dissémination dans l’air. Le risque de contamination existe à partir d’une proximité, en face à face, de moins d’un mètre d’une personne malade.
- Le masque de protection respiratoire (masque FFP2) est réservé aux professionnels dont le rôle en situation de pandémie serait capital et qui seraient amenés à être en contact régulier et rapproché avec des malades (professionnels de santé, services de secours…). C’est un appareil de protection respiratoire jetable qui protège celui qui le porte contre l’inhalation d’agents infectieux transmissibles par voie aérienne.
L’efficacité de ces masques est de 4 heures.

1.24/ Faut-il se procurer un masque ?

Compte tenu de la situation actuelle, il n’est pas recommandé aux personnes non malades de se procurer un masque. Les masques anti-projections du stock constitué par l’Etat sont réservés aux personnes malades et leur sont délivrés en pharmacie sur prescription médicale (au CMS à Madagascar). Les masques anti-projections doivent être portés dès les premiers symptômes pour protéger l’entourage de la personne malade.
Seules quelques professions, en contact direct et prolongé avec le public, et présentant donc un risque direct d’exposition et de contamination, sont susceptibles de faire l’acquisition d’un stock de masques de type FFP2 (professions médicales, personnels de secours, pharmaciens, guichetiers…). Il s’agit de cas particuliers et l’achat et la distribution des masques relèvent de la responsabilité de l’employeur.

2 /DISPOSITIF SANITAIRE DE LUTTE CONTRE LA PANDEMIE EN FAVEUR DES FRANÇAIS A MADAGASCAR

2.1/ Existe-t-il un plan « pandémie grippale » en faveur de la communauté française à Madagascar ?

Les dispositions relatives aux ressortissants français à l’étranger font l’objet du « plan Affaires étrangères “pandémie grippale” ». Destiné aux postes diplomatiques et consulaires, ce plan est une déclinaison du plan national de prévention et de lutte contre une pandémie grippale, dont il reprend les principales orientations.

Il définit un cadre général qui est adapté aux conditions locales dans lesquelles il s’applique (éloignement, isolement de certaines communautés, difficultés de transport, conditions sanitaires médiocres, etc.), et de manière à respecter la législation du pays de résidence et à être en conformité avec le plan pandémie grippale établi par ses autorités gouvernementales.

Conformément aux dispositions prévues, le Consulat a désigné un médecin référent, point de contact médical du ministère des Affaires étrangères et européennes, dans l’hypothèse du déclenchement d’une pandémie.

2.2/ Quelles sont les actions engagées par le Consulat ?

L’information à destination des communautés françaises et de leurs représentants, joue un rôle essentiel dans ce dispositif. Il s’agit de partager l’information disponible sur le risque pandémique, d’évaluer les mesures à envisager localement et de les faire connaître à l’ensemble de la communauté.

Le consulat général a ainsi initié, depuis la mi-mai, des réunions d’information (élus, responsables d’associations, et chefs de service et agents de l’ambassade, chefs d’établissement primaire et secondaire, chefs d’îlot et leurs adjoints, … représentant au total plus de 500 personnes), élaboré un guide, diffusé des affichettes, mis à jour la liste des médecins référents en province, contacté les autorités malgaches et participé à leurs réunions et à leur réseau de surveillance Sentinelle, qui nous transmet des informations hebdomadaires sur la situation sanitaire dans le pays, mis en réseau nos chancelleries et agences consulaires… . Concernant le réseau de veille sanitaire appelé Sentinelle, il est composé de 23 sites, dont le CMS, repartis sur toute l’île. Les médecins « sentinelles » collectent les éléments cliniques et procèdent aux prélèvements biologiques des pathologies « ciblés ». La coordination de ce réseau est assurée par les biologistes Chef de service de l’Institut Pasteur à Tananarive.

Le site internet du Consulat est régulièrement mis à jour et divers documents relatifs à la pandémie grippale sont en téléchargement sur ce site.
Le Consulat continue par ailleurs à communiquer par le biais de la messagerie électronique, le premier message ayant été envoyé le 6 mai 2009, ou par textos.

Si vous n’avez pas communiqué vos coordonnées de téléphone portable et/ou de messagerie électronique lors de votre inscription au registre des Français établis hors de France, il vous suffit, pour bénéficier du système d’alerte par texto et par courriel, d’envoyer un message comportant vos nom, prénom, numéro d’identification consulaire (NUMIC), numéro de téléphone portable et adresse de messagerie à :bulletin.tananarive-fslt@diplomatie.gouv.fr

2.3/ Le consulat dispose-t-il d’un stock d’antiviraux et de masques ?

Le Consulat dispose de masques anti-projections (masques chirurgicaux) et de protections respiratoires individuelles (FFP2) achetés par le ministère chargé des affaires étrangères, ainsi que de médicaments antiviraux mis à leur disposition par le ministère chargé de la santé.

Ces stocks ont été constitués pour garantir aux ressortissants français à l’étranger un niveau de prestation équivalent à celui offert sur le territoire national. Ils sont entreposés sous la responsabilité du Consul général.
Ces stocks sont actuellement répartis entre le Consulat Général et les Chancelleries Détachées de DIEGO SUAREZ, MAJUNGA et TAMATAVE. Les consuls honoraires recevront également des kits Grippe A pour la distribution de médicaments aux malades, après accord médical.

Le Tamiflu sera prescrit et administré sous contrôle médical dans les conditions suivantes :

Dans la mesure du possible, les prescriptions seront délivrées par le médecin référent sélectionné, sur la base d’une ordonnance. Les prescriptions des médecins locaux sont acceptées mais devront faire l’objet d’une supervision par le médecin référent. L’ordonnance devra être nominative. Sur la base de cette prescription, le dépositaire du stock procèdera à la délivrance directe du médicament au patient après vérification de la concordance de son identité avec celle figurant sur l’ordonnance dont il sera conserve une copie.

Les masques anti-projections ("chirurgicaux") sont réservés exclusivement aux patients grippés présentant une prescription médicale. Ils sont délivrés gratuitement. La prescription de masques par le médecin peut ou non être associée à la prescription d’un produit antiviral.

2.4/ Quel est le champ de la protection ?

Les stocks dont nous sommes dépositaires sont destinés à la couverture sanitaire de nos compatriotes. Ils peuvent être également utilisés pour des personnes qui n’ont pas la nationalité française : personnels locaux des ambassades et des consulats, ayants droit directs de ces personnels (conjoints et enfants), conjoints et enfants étrangers de nos compatriotes.

2.5/ Puis-je obtenir du TAMIFLU à titre préventif car je dois me déplacer en province ?

Ce médicament est à usage curatif ; il ne doit en aucun cas être utilisé à titre prophylactique, sauf dans des cas très particuliers et sur décision des autorités sanitaires françaises qui vous sera des lors notifiée.

2.6/ Les Français établis hors de France seront-ils vaccinés ?

Plus de 94 millions de doses de vaccin ont été commandées par les pouvoirs publics français dans la perspective d’un plan de vaccination de l’ensemble de la population française (y compris les français de l’étranger) pouvant débuter en octobre 2009. Le gouvernement a ainsi pris les mesures nécessaires pour que tous les Français qui le souhaitent puissent être vaccinés contre la grippe A/H1N1.
La cellule interministérielle de crise, présidée par le ministre de l’Intérieur, a entériné, le 29 juillet dernier, le principe d’une offre de vaccination aux Français de l’étranger. Le Département et le ministère charge de la Santé sont chargés de préparer les conditions de mise en œuvre de cette offre qui fera notamment l’objet d’un guide détaillant les règles et les modalités opérationnelles du dispositif. L’offre sera adaptée à la situation dans le pays.

2.7/ Un rapatriement sanitaire peut-il s’avérer indispensable ?

S’agissant des formes graves, bien que rares, elles requièrent des procédés de ventilation sophistiquée, d’oxygénation extracorporelle ou d’épuration extracorporelle. Pour Madagascar, l’infrastructure possédant ces capacités est l’hôpital de La Réunion ou les établissements hospitaliers métropolitains.

2.8/ Qui contacter si les symptômes apparaissent ?

Vous devez contacter en priorité votre médecin traitant habituel.
Pour toute difficulté d’ordre médical, le Centre Médico Social (CMS) reste par ailleurs à votre disposition : tél. 22.236.62 - fax 22.624.29 - mél cms@blueline.mg

2.9/ Existe-t-il un plan spécifique aux établissements scolaires ?

La circulaire interministérielle du 25 août 2009 traite de cette question, en laissant la décision de fermeture au chef de poste diplomatique ou consulaire. La circulaire ne donne pas de critères d’automaticité mais des orientations. Elle implique que l’on tienne le plus grand compte du contexte local.
Pour les établissements scolaires relevant de l’AEFE, des courriers spécifiques ont été transmis aux chefs d’établissement ainsi que des consignes telles que la mise à disposition de savon liquide, des serviettes en papier à usage unique, des poubelles dédiées ou des affiches d’information sur les mesures d’hygiène. Pour sa part, l’AEFE a ouvert sur son site une rubrique spécifique, qui donne des informations générales aux communautés éducatives. En outre, un espace dédié, accessible aux chefs d’établissement, délivre des informations sur les dispositifs de suivi scolaire, en cas de fermeture de classe ou d’école.

Dès le début de l’épidémie, Les établissements scolaires devront :

- transmettre le taux d’absentéisme pour les élèves et les professeurs quotidiennement,
- mettre en place une désinfection des surfaces à l’eau de javel,
- imposer le port de masque (vert) aux agents affectés à la cantine et aux transports des enfants.

Dans les établissements où il existe une infirmerie, les enfants malades y seront dirigés pour une évaluation puis confiés à leurs parents selon le protocole suivant :

- Orientation de l’élève malade vers l’infirmerie,
- Prise de température,
- Prélèvement naso-pharyngé à envoyer à l’Institut Pasteur,
- Masque anti projection,
- Délivrance d’un antipyrétique PARACETAMOL : première prise 30 mg /kg, sinon 15 mg /kg toutes les 6 heures,
- Appel des parents et orientation vers le médecin traitant,
- Renseigner quotidiennement la cellule de crise grippe « A » (consulat et CMS) du nombre d’enfants pris en charge et du taux d’absentéisme.

Pour un établissement sans infirmerie, les enfants seront malades seront dirigés vers les référents :

- Orientation de l’enfant malade vers l’un des référents grippe « A » de l’établissement,
- Mise en place d’un masque anti projection sur l’enfant,
- Appel des parents et orientation vers le médecin traitant,
- Renseigner quotidiennement la cellule de crise grippe « A » (consulat et CMS) du nombre d’enfants pris en charge et du taux d’absentéisme.

Dernière modification : 30/10/2012

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