La France donne 1 millions d’euros supplémentaires au PAM en 2011

L’APPUI DE LA FRANCE EN MATIERE D’AIDE ALIMENTAIRE S’AMPLIFIE EN 2011

-I- l’aide alimentaire française programmée

La France a adopté, depuis de nombreuses années, une stratégie rénovée pour l’aide alimentaire programmée.

Il s’agit en particulier de mobiliser les moyens nécessaires, d’une part, à répondre aux besoins alimentaires de base et, d’autre part, d’appuyer des actions de développement qui s’inscrivent dans une démarche globale en lien avec les Objectifs de développement du Millénaire.

L’aide alimentaire française est accordée sous forme de dons, octroyés par le Comité interministériel à l’aide alimentaire en deux tranches semestrielles ; elle est déliée, c’est-à-dire qu’elle ne donne aucune obligation d’achat de produits en Europe ou en France ; enfin, elle revêt une forme financière, et non en nature.

Sur place, les subventions sont accordées à des organisations internationales, comme les délégations locales des organisations des Nations Unies, ou bien à des ONG dont l’expérience est avérée.

-II- l’aide alimentaire française à Madagascar

Trois zones géographiques sont particulièrement vulnérables à Madagascar et nécessitent une aide alimentaire importante :
- le Sud du pays, qui connait d’importantes difficultés structurelles, insécurité alimentaire, problèmes d’accès à l’eau potable, faiblesse des services de santé, qui rendent les populations de ces régions particulièrement vulnérables aux aléas climatiques sur l’agriculture. Le taux d’insécurité alimentaire sévère est passé de 46% en 2009 à 69% en 2011.
- Les régions du sud – est, et parmi elles la région Vitovavy-Fitovinany : la façade littorale de cette région souffre de conditions structurelles de pauvreté, aggravées par l’impact récurrent des inondations, cyclones, tempêtes tropicales et incendies.
- les pôles urbains où plus de 50% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté : les enquêtes ont montré que presque la moitié de ces populations pauvres était déjà en insécurité alimentaire et que le taux de malnutrition chronique dans les quartiers défavorisés était plus élevé que la moyenne nationale.

En réponse à ces difficultés, la France a décidé d’octroyer, depuis 2004, des subventions qui se montent en moyenne à environ 1.5 M euros par an.

En 2011, la première tranche de l’aide s’est montée à 1.3 M euros, qui a été versée dans le courant du premier semestre. Une subvention de 1 M d’euros va être versée prochainement au PAM au titre du second semestre, portant ainsi le montant global de l’aide française pour 2011 à 2.3 M euros.

Ce don va être essentiellement utilisé par le PAM au bénéfice des populations du Sud, pour lesquelles des programmes spécifiques nécessitaient un financement urgent.

Il s’agit là d’un effort exceptionnel de la France, bien supérieur à la moyenne annuelle depuis 2004. La France montre une fois encore son engagement renouvelé et amplifié auprès des populations les plus défavorisées de Madagascar.

Dernière modification : 18/07/2011

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