La France, un acteur majeur en santé mondiale

La politique internationale de la France en matière de santé s’inscrit dans une stratégie qui associe réalisation des objectifs du développement durable (ODD) et renforcement de la sécurité sanitaire internationale. La réalisation des ODD et plus particulièrement de l’ODD n°3, consacré à la santé, est un enjeu de première importance pour la France.

La France, un contributeur majeur des organisations et partenaires multilatéraux

Lutter contre le sida, la tuberculose, le... par francediplotv

-  L’Union Européenne : La France est le second contributeur en matière d’aide publique au développement européen avec 19,55% depuis 2011. Initiative européenne, le Programme d’Appui aux Services Sociaux de Base (PASSOBA) vise au maintien de l’accessibilité géographique et financière et au renforcement de la qualité de services de santé de base dans 9 régions à Madagascar.

-  Le Fonds mondial : Madagascar pourra bénéficier de 112,4 M$ US pour la période 2014-2017, afin de lutter contre le VIH/sida, le paludisme, la tuberculose et renforcer ses systèmes de santé. La France, en tant que deuxième contributeur au Fonds mondial, contribue à hauteur de plus de 12% à cet appui, soit près de 13,5 M$. De nombreux programmes sont en cours de réalisation : la lutte contre le paludisme pour permettre un accès universel aux moyens de prévention, de diagnostic, et de traitement ; la lutte contre le sida pour maintenir une faible prévalence et assurer une meilleure prise en charge des personnes vivant avec le VIH, ainsi que la lutte contre la tuberculose pour en réduire la morbidité et la mortalité.

-  Initiative 5% : Chaque année depuis 2012, 5% de la dotation de la France au Fonds mondial, soit 18 M€, est attribué à Expertise France pour mettre au service des pays une expertise de soutien et d’accompagnement pour l’optimisation des actions financées par le Fonds mondial.

-  L’UNITAID : La France a octroyé 144 M€ aide en année ? à cette organisation internationale, centrale d’achat d’aide à la réduction du prix des médicaments.

La politique internationale de la France en matière de santé

3 grands principes

  • L’engagement de la diplomatie française pour influer sur la bonne gouvernance des organismes internationaux en santé. La France soutient la réforme de l’OMS, qui repose notamment sur un appui aux pays dans leur prise de décision en cas d’alerte sanitaire.
  • La France intègre les enjeux nutritionnels comme volets essentiels de la bonne santé et s’engage dans différentes initiatives pour lutter contre la malnutrition aigüe et chronique (SUN, UNITLI, etc.). Elle amorce une réflexion sur la prévalence croissante des maladies non transmissibles (diabète, maladies cardio-vasculaires, tabagisme, cancer, etc.). Elle tient compte des évolutions actuelles en matière de climat, d’environnement et de biodiversité. Il s’agit pour la France d’intégrer en matière de santé les recommandations de la COP21.

2 priorités thématiques

La personne au centre
  • La lutte contre les maladies transmissibles : face à la résurgence et à la mondialisation des maladies transmissibles, la France s’est, dès 2001, fortement engagée dans la lutte contre les épidémies (sida et tuberculose, et récemment hépatites et Ebola) et contre les maladies vectorielles (paludisme, dengue, Zika). Elle est le deuxième contributeur au Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme et finance pour moitié UNITAID, qui fournit l’innovation et réduit les coûts d’accès aux produits de santé sur ces maladies. La France soutient également l’alliance pour la vaccination et l’immunisation (GAVI). Elle consacre aujourd’hui plus de 500 millions d’euros par an, en dons, à ces 3 dispositifs.
  • La santé de la mère et de l’enfant  : Dans le cadre de l’Initiative Muskoka, la France a contribué à hauteur de 500 millions d’euros additionnels sur 5 ans à l’amélioration de la santé reproductive, sexuelle, maternelle et infantile (SSRMI), ainsi que celle des jeunes et des adolescents.

3 niveaux d’actions

- 1 La coopération bilatérale, dont l’Agence française de développement et en est l’opérateur pivot ;

- 2 La coopération multilatérale, constitue depuis quelques années l’axe majeur de l’intervention française dans le domaine de la santé, (près de 70% de ses moyens), notamment à travers le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme (dont la France est un des principaux contributeurs – 360 millions d’euros par an), le dispositif Gavi sur les renforcements des vaccinations et UNITAID pour la réduction du prix des médicaments. La coopération multilatérale contribue aussi au financement des organismes des Nations Unies, au Fonds Européen de développement et aux banques de développement ;

- 3 La coopération décentralisée et les coopérations régionales notamment avec la Réunion (à travers le Fonds de Coopération Régional - FCR) et certaines régions de métropoles s’inscrivent le plus souvent dans le cadre de dispositifs de coopérations intégrés comprenant un volet santé souvent associé à une coopération inter hospitalière.

Dernière modification : 06/10/2016

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