La coopération décentralisée franco-malgache

En matière d’appui à la décentralisation et au développement territorial, les collectivités territoriales françaises sont un acteur majeur et original au sein du dispositif proposé par les partenaires techniques et financiers. La multiplication des partenariats entre collectivités malgaches et étrangères, qui s’inscrivent dans la durée, et le travail de renforcement de capacités engagé depuis les Assises de la coopération décentralisée franco-malgache de 2006 ont montré que la coopération décentralisée constituait un important levier de développement local et un laboratoire de décentralisation, qui vient en appui au processus national de décentralisation malgache.

La coopération décentralisée franco-malgache occupe une place privilégiée dans la coopération bilatérale franco-malgache. En dépit du contexte, une crise politique qui a affecté le pays pendant presque cinq années, la solidarité des collectivités territoriales françaises envers leurs partenaires malgaches a été sans faille.

Importante par le volume des aides mobilisées, la coopération décentralisée franco-malgache a évolué au cours des dernières années : privilégiant la mise en œuvre de programmes de coopération structurants, renforçant des approches professionnalisées et mobilisant les acteurs des collectivités partenaires dans le cadre de projets qui dépassent largement le cadre de jumelages traditionnels.

Les collectivités françaises et malgaches partenaires

41 collectivités territoriales françaises (11 Conseils régionaux, 8 Conseils généraux, 4 intercommunalités et 18 communes) sont partenaires de 35 collectivités territoriales décentralisées malgaches (12 Régions, 5 structures intercommunales et 18 communes + 54 autres communes à travers l’appui aux structures intercommunales ou dans le cadre du projet Cap’Eau porté par le partenariat Grand Lyon/Région Haute-Matsiatra) au 1er août 2014.

Il convient d’y ajouter la mobilisation des six Agences françaises de l’eau (Adour-Garonne, Artois-Picardie, Loire-Bretagne, Rhin-Meuse, Rhône-Méditerranée-Corse, Seine-Normandie), partenaires des collectivités françaises engagées à Madagascar, en particulier dans le cadre de la loi Oudin-Santini (dite « 1% eau »).

- Pour localiser les collectivités partenaires : voir les Cartes de la coopération décentralisée
- Plus d’informations sur chaque partenariat : consulter les Fiches de la coopération décentralisée

Engagements financiers des collectivités françaises à Madagascar

En 2013, les montants engagés dans le cadre de la coopération décentralisée s’élèvent à environ 8,12 millions €, dont plus de 4,7 millions € destinés aux projets sont apportés directement par les collectivités françaises, auxquels il convient d’ajouter près de 800 000 € de valorisation humaine, technique et logistique apportée par une quinzaine de volontaires et assistants techniques présents de manière permanente sur le terrain.

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En 2013, les données correspondent aux décaissements effectifs communiqués par les collectivités territoriales françaises au 7 février 2014

En 2013, les concours financiers apportés par les collectivités françaises à Madagascar ont légèrement dépassé les montants de 2011 et 2012. La hausse significative des projets portés par les coopérations décentralisées qui ont bénéficié d’un financement extérieur, principalement de l’Agence française de développement (AFD) et de la Délégation de l’Union européenne (DUE), témoigne de la professionnalisation des programmes et des relations de confiance établies avec les partenaires techniques et financiers.

Quinze plus importantes contributions financières des collectivités territoriales françaises en 2013 au titre de la coopération décentralisée

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Répartition des concours financiers en 2013

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L’appui institutionnel reste le secteur phare de la coopération décentralisée et se décline en deux types d’activité : un appui direct aux services des collectivités territoriales malgaches (formations, soutien à l’élaboration de documents de planification) ou un appui dans le cadre de projets sectoriels, notamment aux services techniques déconcentrés ou décentralisés (directions régionales de l’eau, du développement rural, de l’élevage, offices régionaux du tourisme etc.)

Les secteurs prioritaires d’intervention restent :

  • Urbanisme, transports, foncier ;
  • Agriculture, élevage et pêche ;
  • Eau, hygiène et assainissement.

La montée en puissance du secteur Education, formation, francophonie et Sports, culture, jeunesse s’explique principalement par deux facteurs :

* Un effort accru des coopérations décentralisées en faveur de la formation professionnelle, notamment dans le secteur agricole ;
* Le déploiement par le Conseil général de la Réunion d’une vingtaine de volontaires dans les lycées publics malgaches et au sein du réseau des Alliances françaises.

Le secteur Tourisme, environnement et patrimoine continue également de mobiliser les coopérations décentralisées.

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- Des données complètes par secteur : Fiches sectorielles de la coopération décentralisée


Indications
Les comparaisons dans le temps sont à prendre avec précaution, les méthodes de collecte de données ayant été affinées pour les contributions au titre de l’année 2013.
Pour 2013, les données correspondent aux décaissements effectifs communiqués par les collectivités territoriales françaises au 31 juillet 2014 [Données collectées auprès des Conseils régionaux d’Aquitaine, Auvergne, Bretagne, Basse-Normandie, Haute-Normandie, Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Rhône-Alpes, de l’IRCOD, des Conseils généraux de l’Eure, du Finistère, d’Ille-et-Vilaine, de l’Oise, de La Réunion, de Vendée, du Grand-Lyon, le la communauté de communes Baie-du-Mont-Saint-Michel et des communes de l’Entre-deux (974), de Le Port (974), de Saint-Etienne (42) et de France Volontaires].

La répartition sectorielle correspond aux secteurs (trois maximum) fléchés par les collectivités territoriales françaises pour chacun des projets mis en œuvre dans le cadre de la coopération décentralisée franco-malgache.
Les données publiées sur le site internet de l’Ambassade de France à Madagascar sont régulièrement mises à jour et peuvent contredire des indications contenues dans des documents publiés antérieurement.

Dernière modification : 22/09/2014

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