Madagascar (20 millions d’habitants et 592 000 KM²) figure, en termes d’Indice de Développement Humain (IDH), au 143ème rang sur 177 pays classés . Avec un IDH de 0,435, le pays fait partie de la catégorie des « pays à développement humain moyen », mais reste très pauvre. De fait, Madagascar cumule des indicateurs préoccupants :
PIB par habitant de 443 dollars par an en 2010 ;
Près du tiers des malgaches ont une espérance de vie inférieure à 40 ans ;
30 % d’analphabètes chez les adultes de plus de 15 ans ;
Environ 55 % de la population n’a accès ni à l’eau potable, ni à l’électricité ;
77 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté (moins de 2 $ par jour) ;
Croissance démographique stable à un niveau très élevé de 2,7 % par an. ;
49 % de la population a moins de 15 ans ;
1,7 % de séropositifs parmi la population en âge de procréer.
Après la crise politique de 2002, l’économie malgache avait rebondi et les données macro-économiques étaient plutôt positives :
Le taux de croissance économique a été en moyenne de 5,6 % par an de 2004 à 2008 en grande partie grâce à d’importants investissements dans le secteur minier ; en 2009, le taux de croissance est descendu à -3.9% pour se redresser en 2010 à -1.7%.
L’inflation s’est peu à peu tassée passant de 27 % en 2004 à 9,8 % en 2010.
Bénéficiant d’un rythme de croissance soutenu entre 2003 -2008, la crise politique qui a débuté fin 2008 a brisé ce mouvement, en 2009, la production nationale s’est contractée de 3,5%, en 2010 elle s’est redressée pour atteindre timidement 0.3% de croissance.
La situation sociale s’est parallèlement détériorée depuis 2 ans, le taux de pauvreté est ainsi passé de 68% % à 76.5% entre 2005 et 2010. Les indicateurs de santé se sont également dégradés mettant la population dans un état de vulnérabilité inquiétant.

