Remise de diplômes et d’attestations au Corps de Protection Civile.

Le lundi 18 juin 2012, en présence des autorités militaires malgaches, de l’Attaché de Sécurité Intérieure (ASI) près de l’ambassade de France, s’est déroulée, à Ivato au sein du cantonnement du Corps de Protection Civile (CPC) de l’armée malgache, une cérémonie visant à remettre les diplômes et attestations de formation pour les sapeurs-sauveteurs ayant terminé les instructions délivrées par deux formateurs venus de France dans le cadre d’une Mission de Renfort Temporaire (MRT).

Ces deux spécialistes français, un officier et un sous-officier, issus des formations militaires de la sécurité civile et plus particulièrement de l’Unité d’Instruction et d’Intervention de la Sécurité Civile (UIISC n°1) de Nogent le Rotrou avaient pour mission la formation des cadres et sapeurs-sauveteurs du CPC dans le domaine du sauvetage aquatique (sauveteur aquatique et pilote d’embarcation de secours), ainsi qu’une initiation aux risques chimiques. Cette double volonté a permis de renforcer les capacités opérationnelles du CPC afin qu’il puisse intervenir sur le lac d’Ivato dans le cadre du plan de secours, rédigé par la société ADEMA, gestionnaire de l’aéroport international d’Ivato, tout en délivrant une première sensibilisation aux risques technologiques.

Les autorités présentes ont pu apprécier le résultat de cet investissement qui n’est pas une finalité mais bien au contraire une étape visant à accompagner le développement de la Protection Civile malgache. Avec l’appui de la partie française, la formation au secours en milieu aquatique sera poursuivie afin d’augmenter le nombre de spécialistes mais surtout en ayant l’ambition d’amener certains de ces intervenants au niveau de l’instructorat ce qui, à terme, leurs permettra d’être autonome dans ce domaine. Par ailleurs, initialement focalisé sur les aléas naturels et leurs conséquences, l’Etat malgache par le biais du Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC) a désormais entamé une réflexion sur les risques technologiques. Cette initiative sera également soutenue par les coopérants français, au niveau réglementaire car des textes de loi sont nécessaires pour préciser le rôle et les responsabilités de chacun mais également dans la définition des moyens opérationnels qui pourraient être mis en place.

Ces formateurs français ont pleinement atteint leurs objectifs et ont été chaudement remerciés par leurs homologues malgaches qui ont souligné l’importante plus-value de leurs actions. Désormais il faudra capitaliser ces apprentissages avec une mise en œuvre rigoureuse des matériels fournis par la France que ce soit à l’occasion d’exercices ou d’interventions en réel.

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LCL RE - Chef de projet

Dernière modification : 20/06/2012

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