Sortie de la revue « Ena hors les murs » spécial Madagascar

La revue « ENA hors les murs, spécial Madagascar » a été façonnée par les anciens élèves de l’ENA à Madagascar et a été intitulée « Madagascar : le développement à cœur », en raison de l’aspiration évidente du peuple malgache au développement. Sans vouloir occulter les réalités socio-économiques et politiques actuelles, la revue a donne la parole à de personnalité qui ont une vision originale de l’avenir de Madagascar, et une vision pertinente des situations existantes. Il s’agit d’une première contribution des anciens pour leur pays, en attendant de s’investir dans des actions plus concrètes, en, ayant le développement de Madagascar à cœur..

L’achèvement de cette revue, couronnée par le lancement officiel en présence de la présidente de l’Association en France Christine Demesse, et le vice président Patrick Gautrat, a en effet été jumelé avec la signature d’un protocole d’accord entre la confédération et l’AAENA Mad. Cette signature scelle les relations de coopération et de soutien entre les deux structures, portant essentiellement sur des échanges d’expérience et l’organisation d’activités communes.

La plupart des élèves malgaches qui ont assisté aux cours à l’Ena ont bénéficié de bourses, il s’agit d’un élément important de la coopération française visant, à ce titre, à favoriser l’émergence d’élites responsables afin de mettre en place les pratiques de bonne gouvernance

Allocution prononcée par l’Ambassadeur de France à Madagascar, Jean-Marc Châtaigner, à l’occasion du lancement de la revue « ENA Hors les murs Madagascar, le développement à cœur » et la signature d’un protocole de coopération entre les Associations, le mercredi 23 mai à 18 h 30 à la résidence de France

"Monsieur le Ministre des Affaires étrangères,
Monsieur le Ministre de la Fonction publique,
Mesdames et Messieurs les auteurs,
Mesdames et Messieurs,
Honorables invités,
C’est toujours avec plaisir et joie que nous célébrons la coopération et l’amitié franco-malgaches ; mais aussi avec beaucoup d’espoir ce soir, à travers deux évènements qui unissent des hommes et des femmes aspirant à la liberté de penser et celle de construire l’avenir ; qui se battent pour présager du lendemain prometteur que mérite Madagascar. Je prononce le vœu que l’on ne vous entrave jamais ces libertés ; bien conscient que l’on peut en stopper l’essor, mais confiant… parce qu’on ne peut jamais l’anéantir.
Plus que jamais, en raison d’un monde complexe où les compétitions sont rudes et les situations économiques incertaines, Madagascar a besoin de la mobilisation de tous ses cadres, de toutes ses forces vives et de la solidarité effective de tous ses amis. Au cœur de la relation franco-malgache se trouve présente une communauté française très importante - de 25.000 personnes -, souvent riches de deux cultures, de traditions et d’avenir conjugués, constituant un trait d’union entre nos deux pays et dont certains œuvrent à haut niveau. On dit que la politique peut dénaturer et ruiner l’amitié, mais il n’en sera jamais rien tant nous sommes unis dans les sphères intellectuelles, économiques, culturelles et sociales… nous en avons la preuve ce soir, vous êtes les témoins de l’amitié qui nous unit.
Je salue donc ce soir un nouveau trait d’union qui vient de naître, à travers la signature d’un protocole de coopération entre l’Association des anciens élèves de l’ENA de Madagascar et l’Association mère qui siège en France – merci à Christine Demesse, Patrick Gautrat et Françoise Demode d’être parmi nous ce soir, c’est le signe que Madagascar vu de loin suscite bien un intérêt singulier.
Ce nouveau partenariat peut dès aujourd’hui se féliciter des contacts et des actions concrétisés, tandis qu’il s’engage vers l’avenir, afin de maintenir des liens étroits, durables, à travers l’organisation de rencontres, de conférences et de visites. Ces relations nouvelles et fortes favoriseront ainsi d’une façon remarquable les contacts entre la France et Madagascar au plus haut niveau, et dans une perspective globale, participera d’une meilleure connaissance de nos institutions à travers les échanges et le partage d’expérience, pour que Madagascar s’installe pleinement dans le concert des nations. Je salue ici, chaleureusement, tous les concours actifs qui ont contribué à la signature de ce partenariat et qui bonifient l’amitié franco-malgache.
Le deuxième évènement, c’est bien évidemment le lancement de ce numéro de l’ENA Hors les murs, spécialement consacré à Madagascar. En choisissant d’intituler « Madagascar, le développement à cœur », les anciens élèves malgaches de l’ENA marquent fortement leur engagement solidaire « à cœur » pour le développement de Madagascar.
Schwarz-Bart dit qu’un pays dépend souvent du cœur de l’homme : il est minuscule si le cœur est petit, et immense si le cœur est grand ; on comprend mieux maintenant pourquoi Madagascar puise son surnom dans « la Grande Île ».
Si la crise politique est toujours d’actualité, et que ce numéro s’y inscrit, les enjeux du développement demeurent au cœur de l’avenir de Madagascar pour que le pays puisse enfin avoir le droit de jouir de son potentiel humain et de ses ressources naturelles. Ce numéro Hors les murs de la revue de l’ENA arrive à point nommé : il est remarquable par l’engagement dont vous témoignez, car vous en donnez une image positive « de tout votre cœur », tandis que vous fondez vos espoirs sur un optimisme raisonné et raisonnable, tout en contribuant à la reconnaissance de votre patrimoine. Au cœur des problématiques du développement, vous ne sondez pas les plaies en cherchant à les dévoiler, mais vous apportez judicieusement votre contribution à l’avenir, témoignant par ailleurs concrètement de ce qu’un partenariat comme celui de l’ENA peut apporter à la modernité en marche de Madagascar.
Merci donc aux auteurs qui nous font l’honneur et l’amitié d’être avec nous ce soir, et qui le resteront à travers un numéro qui prend date.
Merci de tout cœur pour cette nouvelle collaboration franco-malgache, je suis convaincu qu’elle nous touche tous et qu’elle contribue une nouvelle fois à renforcer nos liens. Tout partenariat est fondé sur la considération et le respect porté à l’autre ; sur la perception réciproque de nos diversités pour que des démarches communes et solidaires soient tournées résolument vers l’avenir, sans entraves, ni chaînes du passé, mais aussi sans perte de mémoire.
La France, entend rester plus que jamais à vos côtés, parce qu’un cœur épuisé de douleurs a besoin d’amitié. Nous nous tenons fidèles aux côtés de Madagascar, fidèles auprès de ses populations, attentifs à l’avenir d’une nation qui est notre voisine et notre amie. Les deux évènements de ce soir nous engagent naturellement à demeurer côte à côte, … cœur à cœur.
Aujourd’hui, nous prouvons, si besoin en est, que les hommes et les femmes cherchent la société par instinct et que nous devons concourir au progrès en s’aidant mutuellement. Aucun pays ne peut revendiquer toutes les facultés, il lui faut le contact des autres - et qu’ils soient souvent différents - pour qu’il ne s’étiole pas dans l’isolement. Par l’union sociale, par ces traits d’union, nous nous complétons les uns par les autres pour assurer notre bien-être et ainsi progresser ensemble.
Enfin, les asiatiques disent qu’un mot du cœur tient chaud trois hivers, j’y vois probablement mes trois prochains hivers en France... Si je devais retenir de briser le mien ce soir – car vous savez déjà que je quitte la Grande Île - au grand cœur - dans quelques jours -, ce serait pour vous dire merci pour tout ce que vous faîtes, de ce que nous avons pu faire ensemble, et de ce que nous ferons à l’avenir pour continuer de grandir. Je sais que je laisse des hommes et des femmes formidables, vous en êtes les garants.
Misaotra eram-po, eran-tsaina… (= merci du fond du cœur)"

Dernière modification : 25/05/2012

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