Stage de formation des équipes de protection embarquées au profit des forces Malgaches.

La piraterie est aux portes de Madagascar. Le canal du Mozambique est une zone où les pirates se risquent à naviguer pour y chercher une proie qu’ils remonteront au plus vite vers les côtes somaliennes. La navigation dans la zone est devenue quelque peu aléatoire. Les compagnies maritimes cherchent à présent à embarquer à bord de leurs unités des équipes armées afin d’y assurer la protection de l’équipage et de la cargaison. Cette prise de dispositions permettant également une baisse franche des assurances pour ces navires protégés. _

Les forces armées malgaches étant sollicitées par de nombreux contacts d’armateurs, c’est tout naturellement que la décision de former des équipes de militaires pour assurer cette tâche a été prise par le ministère des forces armées. _

La date du premier stage a donc été fixée au 16 janvier 2012. Vingt militaires étaient donc rassemblés sur la base d’Antsiranana (Diégo Suarez) pour y suivre une formation de spécialiste contre les attaques de pirates. Cet effectif permet de former quatre équipes de cinq hommes. Ces équipes provenaient du patrouilleur Trozona, de la compagnie de protection et de sécurité de Diégo et deux équipes du 2ème régiment des forces d’intervention (2ème RFI). Tout ce personnel était extrêmement motivé et possédait une très bonne condition physique. Le stage devait permettre de former deux niveaux d’emploi : un de chef d’équipe et un autre d’équipier. _
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La première partie du stage a consisté à rappeler les règles du droit maritime ainsi que les différentes zones de responsabilités des états. En effet le rappel de ces règles permet une meilleure compréhension de la légalité dans laquelle s’inscrit l’action des EPE ; c’est ce qui en fait la différence avec des pirates. De même une approche précise a été dispensée sur les règles d’engagement (ROE : rules of engagement) ainsi que sur les critères de classification (hostile, suspect, neutre, ami). La compréhension de ces éléments conditionnait la maîtrise des scénarii qui suivaient. _
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La suite du stage a été riche de scénarii dont la complexité a été croissante et pour lesquels toutes les équipes malgaches jouaient un rôle : une pour assurer la protection du flotteur, une pour jouer le rôle de l’équipage du bâtiment civil (le patrouilleur Trozona des forces navales servant de bâtiment support) et les deux autres pour armer les embarcations simulant les skiffs des pirates. Cette méthode a l’avantage de mieux faire comprendre les modes opératoires des pirates. Un grand nombre de scénarii a pu être déroulé et le panel complet connu des actes de piraterie en Océan Indien joué. _
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Le stage a également, été l’occasion d’appréhender les gestes de secourisme de base (balle, noyade, entorse) ainsi que l’occasion de pratique de sport en groupe (course à pied, corps à corps). _
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Le dernier jour de stage un exercice de synthèse a été déroulé par chaque équipe avec la mise en œuvre des règles apprises ainsi que la gestion des cas non conformes.
Une remise de diplômes a été effectuée pour clôturer cette semaine intense en savoir faire et en dépense d’énergie. Chaque personnel formé espère maintenant pouvoir être rapidement engagé pour assurer la protection des navires civils. Au bilan quatre chefs d’équipe sont formés ainsi que seize équipiers. _
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Capitaine de frégate Delannoy Bruno

Dernière modification : 27/01/2012

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