Retour sur le succès de la 1ère session du Cours international de bactériologie médicale à l’Institut Pasteur de Madagascar

Retour sur la première session du Cours international de bactériologie médicale qui s’est tenu du 17 au 28 novembre 2014, à l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM), à Antananarivo.

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« Ce cours est une réussite » a affirmé le doyen des formateurs de ce cours, le Professeur Michel Simonet, lors de son discours pendant la cérémonie de clôture. 70% des participants à ce cours ont réussi à l’examen final. Selon le Professeur Michel Simonet, la difficulté de ces examens était similaire au niveau de ceux passés par les futurs biologistes médicaux à l’Université de Lille. Les formateurs de ce cours espèrent que les apprenants auront la possibilité d’appliquer ce qu’ils ont appris, de collaborer entre eux, de participer à des études dans le cadre du réseau international des Instituts Pasteur ainsi qu’avec la Fondation Mérieux. Les enseignants ont particulièrement apprécié les installations et le cadre de l’Institut Pasteur de Madagascar que le Professeur Michel Simonet a qualifié d’extraordinaires.

Rappelons que ce sont l’IPM, l’Institut Pasteur de Lille et l’Institut Pasteur à Paris qui ont organisé conjointement ce cours international de bactériologie médicale réunissant une vingtaine de participants en provenance de Madagascar et de cinq pays africains, ainsi qu’une douzaine d’enseignants et scientifiques des trois Instituts Pasteur organisateurs. Ce cours s’intéressait particulièrement aux infections bactériennes et à la résistance aux antibiotiques qui représentent un problème mondial de santé publique majeur, en particulier dans les pays en développement. Il avait pour objectif de renforcer les compétences scientifiques et techniques du personnel des laboratoires d’analyses ou de recherches en bactériologie médicale sur le continent Africain et dans l’Océan Indien.

Le spectromètre de masse MALDI-TOF : une technologie innovante pour une identification plus rapide des bactéries

Cette formation a été innovante car l’IPM s’est doté dernièrement d’un appareil de spectrométrie de masse MALDI-TOF identifiant les bactéries, une technologie novatrice, qui remplace de plus en plus les méthodes d’identification bactérienne traditionnelles en Europe et dans les pays du Nord car plus rapide et plus fiable. L’identification des bactéries par cette méthode permet une prise en charge plus rapide des patients. Madagascar, à travers l’IPM, fait partie des rares pays d’Afrique et de l’Océan-Indien, avec l’Afrique du Sud et La Réunion, à s’être équipé d’un tel appareillage.

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Le Docteur Rahajamanana Vonintsoa Lalaina, d’origine malgache et Biologiste à l’Hôpital Mère et Enfant d’Antananarivo ainsi que le Docteur Ilboudo Koui Sylvie, d’origine burkinabé et Pharmacienne-Biologiste au Service de Laboratoire d’Analyses Biologiques de l’Hôpital National Blaise Compaoré au Burkina Faso sont les deux co-majors de cette première session du cours international de bactériologie médicale à l’IPM. Lors de la cérémonie de clôture, elles ont toutes deux prononcé un discours au nom des participants malgaches et de ceux venant d’Afrique.

Selon Docteur Rahajamanana Vonintsoa Lalaina, «  le cours était assez dur, mais ça en valait la peine ». Elle a poursuivi en précisant qu’ils ont appris de nouvelles technologies révolutionnaires et espèrent que le secteur public malgache sera un jour dotée de l’appareil de spectrométrie de masse MALDI-TOF dont l’IPM est à ce jour, le seul détenteur à Madagascar. « Les travaux pratiques et les cours théoriques en relation avec ce que je fais à l’Hôpital Mère et enfant qui est un site sentinelle des infections méningées » représentent les moments forts de cette formation a-t-elle précisé. Elle a ajouté qu’au sein de cet hôpital, des études se font autour de la résistance des bactéries aux antibiotiques constituant un problème majeur en milieu hospitalier. « Ce cours a répondu à mes attentes. Les professeurs étaient vraiment expérimentés. Nous avons appris des techniques basiques et innovantes. Comme nous ont conseillé nos enseignants, même si nous utilisons des techniques basiques nous pouvons améliorer nos techniques en respectant les normes » a affirmé le Docteur Rahajamanana Vonintsoa Lalaina.

Quant au Docteur Ilboudo Koui Sylvie, elle s’est dite particulièrement émue lors de son allocution. « C’étaient deux semaines d’échanges intenses entre nous et d’apprentissage. Nos connaissances sont consolidées et nous pourrons les mettre à profit pour nos populations respectives » a-t- elle souligné. Comme pour son homologue malgache, durant ces deux semaines de cours intensifs, les moments forts ont été «  les nouvelles manipulations avec le spectromètre de masse MALDI-TOF et les nouvelles techniques de biologie moléculaire. Le délai de diagnostic est beaucoup plus rapide avec ces nouvelles méthodes ». De plus, « on repart armés » a précisé le Docteur Ilboudo Koui Sylvie qui rentre confiante au Burkina Faso.

A l’issue de 54 heures de cours et de plus de 26 heures de travaux pratiques, les 20 participants se sont vus remettre par l’IPM une attestation de participation au cours. Pour les 70% de participants ayant réussi l’examen final, un certificat de réussite au cours leur sera délivré ultérieurement. Notons que l’association Orange Solidarité et Orange Madagascar, SANOFI et la Fondation Mérieux ont été les partenaires du réseau international des Instituts Pasteur dans la réalisation de cette première session de cours international de bactériologie médicale. L’IPM compte organiser une deuxième édition dans deux ans pour ceux qui n’ont pas eu l’opportunité de participer à la formation de cette année. Cette nouvelle édition tiendra compte des commentaires qui ont été faits par les apprenants dans l’enquête de satisfaction réalisée en fin de cours.

À propos de l’Institut Pasteur de Madagascar

L’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) est l’établissement scientifique privé malgache sans but lucratif et reconnu d’utilité publique du réseau international des Instituts Pasteur, placé sous le Haut patronage du Ministère de la santé de Madagascar.

Créé en 1898 et régit par la convention de 1961 qui lie l’Institut Pasteur à Paris et le Ministère de la santé de Madagascar, il remplit les missions suivantes :
1) la santé publique au travers de ses centres de référence OMS ou nationaux, d’expertises, d’investigations d’épidémies et d’interventions,
2) la recherche directement appliquée aux priorités de santé nationales, essentiellement en microbiologie et en épidémiologie des maladies infectieuses,
3) la formation et l’enseignement, et
4) le diagnostic et la lutte au bénéfice direct de la population (Centres de traitement antirabique gratuit pour l’ensemble de la population de Madagascar, Centre International de Vaccination, Centre de Biologie Clinique, Laboratoire d’Hygiène des Aliments et de l’Environnement).

Ses activités s’étendent à Madagascar et aux pays de l’Océan Indien. Ses experts et ses chercheurs sont aussi appelés à intervenir sur le continent Africain, en Europe ou en Amérique.
L’ensemble des activités est soumise à une politique d’assurance qualité et plusieurs laboratoires ou activités sont accrédités (COFRAC, OMS/WHO…).
Pour en savoir plus, visitez le www.pasteur.mg

À propos d’Orange Solidarité Madagascar

Forte des actions et réalisations menées et soutenues dans le cadre du mécénat depuis l’année 2006 dans les 22 régions du pays, Orange Madagascar souhaité s’investir davantage pour asseoir son identité d’entreprise citoyenne et responsable et a ainsi créé au mois de mars 2011, son association humanitaire, Orange Solidarité Madagascar.

Les objectifs de l’association sont simples et sont en cohérence avec les domaines d’intervention de la Fondation Orange dont fait sienne Orange Madagascar dans le cadre de son mécénat :
* Œuvrer pour la lutte contre la fracture numérique,
* Mettre les technologies au service de la population pour contribuer au désenclavement éducatif et culturel
* Appuyer des projets leviers de développement, principalement dans les domaines de l’éducation, la santé et la culture.

A propos de la Fondation Mérieux

Créée en 1967, la Fondation Mérieux est une fondation familiale indépendante, reconnue d’utilité publique. Sa mission est de contribuer à la santé mondiale par le renforcement des capacités locales des pays en développement pour réduire l’impact des maladies infectieuses sur les populations vulnérables.

Son action s’articule autour de trois objectifs :
1) Renforcer les capacités de recherche localement par des programmes collaboratifs sur des pathologies spécifiques des pays défavorisés, en formant les chercheurs et en développant des outils de diagnostic pour une meilleure identification des maladies infectieuses.
2) Accroître l’accès des personnes vulnérables au diagnostic par le renforcement des capacités de biologie clinique dans les systèmes locaux de santé publique.
3) Favoriser les échanges et le partage des connaissances entre les acteurs de la santé pour contribuer à la diffusion et au développement des savoirs et des projets innovants.

Pour plus d’informations, veuillez visiter : www.fondation-merieux.org

Dernière modification : 30/01/2015

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